1. Mon amour, mon cœur


    Datte: 23/06/2022, Catégories: fh, caférestau, caresses, Oral pénétratio, confession, rencontre, Auteur: Enzoric

    ... bases, pour moi du moins.
    
    — Voilà, Monnnsieur.
    — C’est quoi, le problème avec moi, me demanda-t-il ?
    — Le ? Monsieur est trop humble.
    
    Je ne lui laissai pas le temps de répondre, et retournai face au type que j’imaginais cajoler un fantasme ressassé : moi le chevaucher, ou, pire, le sucer. Rien que l’idée manque encore de me faire vomir. Mais j’étais têtue, et très conne surtout à mes heures ! Heureusement une cliente entra et s’installa au bar. Elle avait tout de la bimbo blonde décolorée, manucurée aux faux ongles, et épilée. Ouais, je sais, je n’étais plus objective, mais n’empêche, elle surjouait. Le cliché type de la femme en manque qui ratisse large. Du coup elle coupa court à une conversation qui me saoulait plus que l’était l’habitué, et captiva une attention qui m’était jusqu’alors dévolue. De désirée je devins cheveux sur la soupe. Je tenais la chandelle, et ça m’a saoulé, du coup. S’il suffit de se maquiller pour attirer l’attention… non merci. Oui elle était belle, la salope ! Pas plus qu’une autre, mais elle s’affichait, et bien ! Message clair, net, précis : je suis une bombe, et si tu sais appuyer sur le petit bouton caché, je te promets Hiroshima. D’explosion c’est moi qui en rêvais, mais je ne suis pas de celles qui promettent plus qu’elles ne donnent, alors je lui servis un cocktail au nom et à la composition inconnus, tant qu’il me fallut aller chercher dans un bouquin ce qui se cachait derrière cette commande. Mais son attention était ailleurs, et ...
    ... j’aurais posé n’importe quoi devant elle qu’elle l’aurait jugé « exellentissime. Meurci très chère ».
    
    — Anaïs, vous me semblez bien… distante ce soir.
    
    Distante ! S’il savait ! Un mètre nous séparait, et pourtant j’avais l’impression que j’étais dans ses bras.
    
    — Excusez-moi, Monnnsieur, mais j’ai un boulot, moiii.
    
    Bien joué ! Le type qui me faisait jouir depuis une semaine était là, et je le remballais. Connasse !
    
    — Vous croyez quoi ?
    — Sais pas. On s’connaît pas assez.
    — Enfin une parole sensée.
    
    Il était tout sourire, et moi vénère. Il n’avait pas tort, mais il n’allait pas m’avoir dans son lit pour si peu, même si j’avais déjà le string humide et le sexe qu’il frottait avide de le recevoir.
    
    — Parce que je l’intéresse ce soir ? Bah oui, sa blonde est pas là, suis-je bête !
    — Blonde…
    
    Il souriait. Encore. Plus même ; et moi j’étais en pétard !
    
    Je sais aujourd’hui que j’étais jalouse.
    
    — … ah ! d’accord ! Sachez que la blonde en question est la femme d’un ami… et, entre nous…
    
    J’attendis, longtemps, une fin de phrase qui ne vint pas.
    
    — OK. Pardon. J’ai jugé un peu vite, mais…
    — … c’est flatteur. Merci.
    
    Nulle. Il n’est pas d’autre mot pour qualifier mon état. Si, un : minable. Depuis toujours j’ai mis un point d’honneur à ne pas juger les gens sur un look, une attitude, et plus que me foutre le nez dans ma merde, il se la joua flatté !
    
    — OK. Un partout. Moi aussi je vous ai mal jugée.
    — Ah ! ouais ! Et il m’a jugé comment l’ami du mari ...