-
Les deux putains de l'armée française... (3)
Datte: 17/06/2022, Catégories: Trash, Auteur: antonin mordore, Source: Xstory
... et me pousse vers l’autre couloir et les toilettes. — Mon mari ! Ne dis rien, attends cinq minutes, tire la chasse et sors comme si de rien n’était, veille à ta mise. “ Claire se précipite dans la cuisine, ouvre la porte du frigidaire et se cachant, remet bien vite sa robe sur son corps endolori et couvert de zébrures rouges. Heureusement, je n’ai pas visé en dessous des genoux ! Se mirant dans la vitre près d’elle, elle remet en place son chignon, malmené par mes soins, et décide qu’elle est présentable. Elle entrevoit son mari qui s’est assis sur le fauteuil que j’occupais il y a vingt minutes, par l’espace laissé ouvert au-dessus du bar, séparant la cuisine de la salle à manger, précédant le salon, en enfilade. Il ne l’a pas vue. — Claire, nom d’une pipe où es-tu ? Je suis là, apporte moi du café. — Je suis là mon chéri ! Tu m’as manqué, quelle joie de te revoir si vite ! " L’homme ne se lève même pas pour embrasser sa femme, c’est elle qui se baisse à son niveau, pour lui effleurer les lèvres en un baiser très chaste. — Mais quel désordre ici ? Que s’est-il donc passé ? Tu t’es battue avec un cambrioleur ? Se moque, narquois, René, qui a remarqué le sofa avec ses coussins défaits, dont l’un est tombé par terre. — Oh, c’est Mabrouk qui s’est encore battu avec le chat ! — Encore ! Faudra que je le fasse piquer cette sale bête. Quelle idée d’avoir un chien et un chat dans une même maison ! — Oui mon chéri, répond une Claire obséquieuse et ...
... soumise à l’autorité maritale. Ah oui, Jean est venu me rendre visite ! — Ah, mon gendre ! Où est-il ? — Aux toilettes, je crois, tiens, le voici ! ” Je m’approche avec une fausse assurance, pour serrer la main du despote familial, et lui présente mes respects, tandis que je vois une Claire naturelle, aimante, gentille. Quel contraste avec la harpie d’il y a cinq minutes ! Cette femme est extraordinaire. Alors René nous conte ses exploits guerriers. Je fais semblant de m’y intéresser, de même que son épouse, tandis que je me dis en regardant le pédant : “ imbécile, cocu, si tu savais ce qui s’est passé il y a à peine dix minutes !” Et puis le géant en uniforme se bloque, s’arrête de parler, il a placé sa main sur la table du salon et a effleuré une tache de cyprine laissée par Claire ! Il se frotte deux doigts l’un contre l’autre, en pinçant le nez. Puis il remarque que sa femme n’a pas de chaussures aux pieds. Elles sont abandonnées près de l’autre fauteuil, où je suis assis. Avec circonspection, il regarde sa femme, toujours en tripotant la substance visqueuse entre ses doigts, et me lance un regard soupçonneux, puis revient poser le regard sur sa femme. Et puis son regard exorbité se pose sur un objet, gisant sur le sol à sa gauche. Ses yeux lancent des éclairs : — Qu’est-ce que c’est que ça ? (En désignant la tache visqueuse sur la table, et ses doigts souillés). Et pourquoi vas-tu pieds nus ? Que s’est-il passé ici ? Et que fait donc cet objet par terre ! ...