1. Aurore ou la voie de la soumission (1)


    Datte: 13/05/2022, Catégories: BDSM / Fétichisme Auteur: Axelya

    Je m’appelle Aurore. J’ai dix-neuf ans. Il y a trois mois de cela, j’ai commis l’erreur de tomber amoureuse de mon prof d’anglais. C’est un homme sévère et extrêmement dominant. Ecervelée que je suis, je n’ai pas regardé d’assez près le questionnaire qu’il m’avait remis. J’ai coché la petite case : « seriez-vous prête à sacrifier pour votre Maître ce à quoi vous tenez le plus au monde ? »
    
    Je porte ma tenue d’esclave : un collier en cuir, fermé sur la nuque par un petit cadenas avec, par-devant une languette qui pointe vers les seins. Ladite languette est ornée d’un anneau en métal. A mes poignets et à mes chevilles, des bracelets, en cuir également, fermés par des boucles d’acier. Ce sont là mes uniques vêtements. Entièrement épilée, aucun poil pubien ne vient couvrir mon intimité.
    
    Je suis dans la position de soumise, accroupie, les mains derrière le dos, face à la fenêtre. La lumière de ce début d’après-midi inonde la pièce et me fait mal aux yeux.
    
    Je ne pensais pas qu’il puisse ajouter encore à mon humiliation, mais, quand la porte s’ouvre, je comprends au brouhaha qui accompagne son entrée que plusieurs personnes, hommes et femmes vont assister au spectacle.
    
    Je m’appelle Aurore. Je suis une esclave, une catin qui vaut moins qu’une rognure d’ongle. J’ai de beaux cheveux blonds, longs et fins qui font ma fierté et, aujourd’hui, mon Maître va me tondre la tête.
    
    Comment en suis-je arrivée là, me demanderez-vous ? Pour vous en faire le récit, je dois revenir en ...
    ... arrière, au collège pour être précise, à une époque où avoir un petit ami signifie simplement que l’on échange des petits bisous discrets. En ce temps-là, je pensais que Lucas, avec qui je n’avais jamais échangé ces doux baisers discrets, était l’homme de ma vie. Oh bien sûr, nous disions à tous que nous étions les meilleurs amis du monde, mais moi, je savais que Lucas était mon amoureux. Nous nous passions des petits bouts de papier d’une table à l’autre en classe, nous pouffions de rire à la moindre occasion. Quand j’appris que Lucas et moi serions dans la même classe au lycée, j’étais aux anges. Cependant, le temps passait et Lucas ne se déclarait pas. J’aurais dû me douter de quelque chose, quand il me disait passer le mercredi après-midi avec Marc pour « faire des trucs de mecs ». Je ne comprenais pas, ce n’était plus le garçon que j’avais connu.
    
    Je faisais des crises de jalousie pour un oui, pour un non, ne supportant pas qu’il regarde ou parle à une autre fille.
    
    J’en arrivais à soupçonner mes meilleures copines.
    
    Vint mon dix-huitième anniversaire. J’avais réussi à chasser les parents de la maison pour la soirée et invité toutes mes connaissances. Lucas avait répondu présent. Il me pardonnait mes colères, mes bouderies. Je restais sa meilleure copine. Cela me rendait folle. Alors, ce jour-là, j’ai bu. De la vodka orange, des mélanges qui tournent la tête quand on n’a pas l’habitude de boire de l’alcool. Je riais comme une idiote. Je me souviens que Thomas m’a ...
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