1. Happy End


    Datte: 10/05/2022, Catégories: fh, extracon, hotel, amour, fsoumise, cérébral, revede, Voyeur / Exhib / Nudisme miroir, caresses, Oral pénétratio, extraconj, Auteur: Volnay-a

    Quand on s’emmerde on fait n’importe quoi. Par exemple traîner sur internet, aller sur des sites à la con, y perdre son temps et parfois son fric. Comme moi, par exemple, un vendredi d’il y a deux mois. Faut croire que ce jour-là j’avais vraiment perdu les pédales ! En temps normal, rien que le nom m’aurait dissuadé :
    
    — Happy End ! Plus débile tu meurs, non ? Eh bien pas du tout ! J’étais tellement dans le cirage que, quand j’ai trouvé leur pub dans ma boîte mail, je ne me suis pas contenté de l’ouvrir. Je suis allé sur leur site et j’ai lu le descriptif du concept qu’on peut résumer en trois lignes : Amoureux déçus, vous qu’on a plaqués et qui vous ne vous en remettez pas, Happy end vous offre une seconde chance. Reprenez l’histoire où elle s’est arrêtée et terminez-la à votre avantage. Suivaient des témoignages aussi enthousiastes que, vraisemblablement, bidons. En temps normal tout ça aurait suffi à me faire fuir, mais je le répète, j’avais le moral plus bas que mes chaussettes. Donc non seulement je suis resté, mais je me suis inscrit. Facile et gratuit : suffisait de donner son nom, son mail, son téléphone et de répondre à un questionnaire du genre succinct (sexe, âge, date de la rupture et genre du plaqueur ou de la plaqueuse). Après quoi tu recevais un message annonçant une prise de contact.
    
    Le lendemain, en me réveillant, j’ai pensé que j’étais vraiment le roi des tarés. Donner mes coordonnées à ce genre de truc ! Comme s’il n’y avait pas assez de spams pour ...
    ... pourrir ma boîte mails ! Je me suis traîné jusqu’à mon ordi pour mettre en place la procédure qui expédierait automatiquement ces pollueurs du net à leur place naturelle : la poubelle. Pile à ce moment-là, mon téléphone a sonné. J’étais d’une humeur de chien, mais je n’ai pas eu le temps d’aboyer un allo. Une voix tout ce qu’il y a de grave et d’enjôleuse m’a demandé si j’étais bien Monsieur Serge Dellis. J’ai grogné que ouais, mais que… La voix ne m’a pas laissé le temps de finir. J’avais affaire, ai-je appris, à Charles Marquenterre, chargé de clientèle à Happy End lequel me proposait un rendez-vous pour me faire une offre que je ne refuserai pas. Naturellement, à l’issue d’une rencontre qui était, bien entendu, gratuite je serai libre d’accepter ou de refuser. La curiosité n’est qu’un de mes vilains défauts : j’ai accepté et me voilà chez Happy End.
    
    Charles Marquenterre m’accueille en me glissant sa carte professionnelle. Il est accompagné de trois spécialistes (tous psycho-machins). Rien ne les distingue de la masse des cadres commerciaux qui, chaque matin s’engouffrent dans les ascenseurs du quartier de la Défense où Happy End a ses bureaux. Désarmé par cette normalité, je me laisse persuader de signer le contrat qu’ils me proposent. Il est vrai que son montant n’est pas exorbitant. Les trois paiements sont échelonnés et je peux les interrompre à tout moment. Enfin, si je n’obtiens pas satisfaction, on m’assure une confortable indemnisation.
    
    Dans les semaines qui ...
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