1. Rétrospective


    Datte: 07/05/2022, Catégories: fh, extracon, inconnu, hotel, cérébral, Voyeur / Exhib / Nudisme BDSM / Fétichisme québec, rencontre, Auteur: Rb07

    ... hanches, ce qui me permettait d’admirer sa physionomie en mouvement. Après avoir passé le choc initial, je me levai et posai mes mains délicatement dans son cou, juste sous la mâchoire. Nous ne nous étions jamais parlé, elle n’avait encore jamais entendu ma voix. Et pourtant, je l’attirai vers moi pour l’embrasser longuement. Sa bouche chaude s’ouvrit pour me répondre, nos langues s’enlacèrent, et nous communiquâmes ainsi un bon moment par contact direct plutôt que par ondes sonores. Son corps gracieux se colla à moi, elle laissa choir son manteau au sol et ses mains passèrent sur mes hanches pour me conserver près d’elle, collant nos bassins l’un à l’autre. J’imaginai qu’elle nous avait rapprochés ainsi pour mesurer l’effet qu’elle me faisait. Peu importe, elle dut sentir sur son ventre mon sexe déjà dressé et dur. Un seul de ses baisers avait suffi à me disposer aux plaisirs que nos corps pouvaient nous offrir. Jusqu’où irions-nous ?
    
    — Hello, dear, lui dis-je finalement après avoir repris mon souffle.
    
    Jamais je n’avais appelé une femme «dear», «sweety», «babe», «bella», «honney», ou tout autre sobriquet, mais ce fut le seul mot qui me vint à l’esprit pour résumer à quel point elle m’était déjà précieuse. Mes doigts dévalèrent ses épaules, effleurant ses bras fins, pour aller se placer sur sa taille. Sa peau était d’une douceur inouïe, satinée, tendre. Sans y penser, je m’agenouillai devant elle pour goûter de mes lèvres cet épiderme doré. Son ventre tressauta à ce ...
    ... contact, mes lèvres en faisant autant. Le parfum qui m’était parvenu tout à l’heure m’enveloppa complètement. Son corps entier semblait embaumer cette fragrance. En la faisant pivoter sur elle-même, je la poussai vers le lit. Elle s’y assit. Je me relevai pour embrasser son cou et, passant un bras derrière elle, l’allongeai sur les draps duveteux. Ses cheveux s’étendirent autour de sa tête, produisant une aura suave à sa silhouette. En soupirant longuement, elle ferma les yeux.
    
    Je pris ce signe d’abandon comme une invitation à continuer ce que mes lèvres avaient entamé. À tâtons, je dégrafai les brides de ses porte-jarretelles. En l’embrassant à nouveau, je glissai une main sur son ventre, sur ses hanches, puis sur sa culotte, que je frôlai de long en large. Je sentis la chaleur de son sexe irradier dans ma paume. Au passage suivant, j’exerçai une pression plus forte, transformant le frôlement en caresse, puis je passai sous la dentelle sans en dépasser la frontière pour toucher la naissance de sa toison. Je ne rencontrai qu’un fin pelage, court et soyeux.
    
    Je sortis de mes songes lorsque l’ascenseur arriva au 17e étage, qui était en fait probablement le 16e puisque le 13e n’existait pas. J’en sortis et débouchai dans un long corridor, typique d’un hôtel, s’étendant au loin tant à gauche qu’à droite et dont l’espacement régulier entre les portes créait un effet de perspective étourdissant. Un petit panneau de laiton devant moi m’indiqua que la 1705 se trouvait à ma droite. ...