1. Les frasques d'Édith (7)


    Datte: 20/04/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Jane Does, Source: Xstory

    ... lui sont étrangers.
    
    Aucun des deux n’insiste, pensant sans doute que c’est encore une de ces coincées de femme qui vont et viennent de nos jours. Le courant ne passe pas et c’est suffisant pour qu’elle s’éloigne de ces messieurs. De toute façon ils vont se consoler avec le matelas de billets sur lequel ils peuvent dormir ce soir. Édith rentre chez elle avec une sorte de lassitude. Dire qu’elle n’est pas au courant de tout un pan de la vie de ses propres parents. Mais n’est-ce pas le cas de tellement de personnes ? Les secrets de famille sont enterrés parfois avec eux. Elle se promet cependant d’aller au plus tôt, voir ce cadeau qui vient de lui tomber du ciel.
    
    — oOo —
    
    Le bristol remis par Maitre Buzzati est là et l’index de la nouvelle riche tapote sur le cadran de son téléphone. À la seconde sonnerie, une voix de dame vient chanter dans l’oreille d’Édith. Une voix douce, jeune ?
    
    — Allo !
    
    — Allo Madame Marchand ?
    
    — Oui !
    
    — Excusez-moi ! Je ne voudrais pas vous déranger, je suis l’héritière de monsieur Gaston Soulignon.
    
    — Ah ! Oui, la notaire nous a avertis que vous risquiez d’appeler. Je suis heureuse que ce soit une femme qui hérite de la maison.
    
    — … ? Ah bon ? Et vous pensez que je peux venir la visiter ?
    
    — Vous avez l’intention de la vendre ?
    
    — Non ! Enfin, je voudrais la voir et je me demandais s’il était possible d’y résider quelques jours.
    
    — Auguste et moi, nous l’avons maintenu en état et tout est propre à l’intérieur. Vous pouvez ...
    ... aisément y déposer vos bagages et vous y installer sans problème.
    
    — Je peux donc venir en Bretagne en fin de semaine prochaine ?
    
    — Tout à fait. Vous arriveriez quel jour ? Je pourrais ouvrir pour aérer, et comme c’est un peu isolé, mieux vaut être vigilant.
    
    — Bien sûr ! Je pense arriver samedi en fin de matinée. Ça pourrait vous convenir ?
    
    — Aucun souci. Vous me passez un petit coup de fil dès que vous êtes à quelques kilomètres, Auguste et moi, nous vous accueillerons.
    
    — Merci ! Alors à samedi madame…
    
    — Aurore ! Mon prénom, c’est Aurore.
    
    — D’accord… à très vite donc !
    
    — Oui ! Bonne journée à vous.
    
    Le silence qui conclut cet appel rend perplexe la brune. Qui est cette femme dont la voix semble presque juvénile. Et puis Aurore, un prénom pas si désuet par rapport à Auguste. Bon ! Elle se dit que songer à ce genre de truc va lui gâcher sa journée. Sur place elle aura toutes les explications voulues. Il lui suffit d’un peu de patience. Le départ n’est plus si loin. Et il lui faut établir une liste pour ne rien oublier. Elle s’y emploie depuis quelque temps déjà. Et cette escapade en terre inconnue la rend euphorique. Depuis combien de temps n’a-t-elle pas pris de vacances ?
    
    Mettre à profit le laps de temps qui la sépare de son expédition en terre celte. Édith s’y emploie tous les jours et sa voiture, chargée de tout un nécessaire, elle se lance sur la route dès l’aube d’un samedi d’été. La mer ! Avec ses plages, sans avoir de soucis pour se loger, un ...
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