1. COMMENT JE SUIS DEVENUE UNE COUGUAR


    Datte: 14/03/2022, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Tamalou, Source: Hds

    Mon univers a basculé un dimanche en début d’après-midi. Il y a environ deux ans, après un bon repas dominical, je faisais la sieste à côté de mon mari, dans notre lit conjugal. Mon smartphone a bipé, sa batterie était déchargée.
    
    Je me suis levée pour aller recharger mon appareil, mais le chargeur était occupé par le téléphone de mon mari. Celui-ci était chargé à 100%. Je l’ai débranché pour mettre le mien à la place. C’est alors que s’est affiché un message sur l’écran :
    
    «J’aimerais tellement être à sa place dans tes bras, mon amour !»
    
    Ça m’a fait un choc. Je me suis précipitée en hurlant dans la chambre : «C’est quoi, ça ?»
    
    Il ne s’est pas démonté, très à l’aise : «Oh, ça ! C’est une connerie. Une femme avec qui je correspond sur internet. Elle a voulu faire une blague.»
    
    Tu parles d’une blague. J’étais dévastée. La quarantaine bien avancée, jamais je n’aurais pu imaginer une chose pareille. Je savais mon mari dragueur, séducteur, mais je n’avais pas envisagé qu’il puisse me tromper.
    
    Moi non plus, d’ailleurs. Jamais, au grand jamais, je n’aurais pu imaginer être un jour infidèle à mon mari. Depuis l’âge de 13 ans, j’ai été abordée, convoitée, sollicitée par des hommes, des connaissances ou des inconnus, et aussi par quelques femmes. Je n’ai jamais répondu à leurs sollicitations. Je me suis mariée vierge et je suis restée fidèle à mon mari jusqu'à …
    
    Je n’ai pas cherché à savoir qui était cette femme. Je m’en fichais. Ma vie tombait en morceaux, je n’avais ...
    ... plus goût à rien. Au travail, les copines ont remarqué mon air dévasté, ma mine de papier mâché : «Qu’est-ce t’as, t’es malade ?»
    
    Je n’avais pas envie de clamer sur les toits l’infidélité de mon mari, j’ai éludé les questions. Mais après plusieurs jours, à force d’insistance, j’ai fini par craquer et lâcher le morceau. Nous habitons une petite ville de banlieue, je travaille à temps partiel au centre commercial, tout le monde connaît tout le monde, la rumeur s’est répandue, et au bout de quelques jours, celles qui savaient sont venues me parler.
    
    C’est là que j’ai su le fin mot de l’histoire. Lorsque mon beau-père est décédé, la mère de mon mari était déjà âgée. Mon mari a décidé d’installer sa mère dans un établissement spécialisé proche de chez nous. Comme c’était sur son chemin pour rentrer chez nous, tous les soirs il passait faire un bisou à sa maman. Tout le monde trouvait ce fils très gentil, et je me souviens avoir dit à mon propre fils, Arthur :
    
    «Quand je serai vieille, j’espère que tu seras comme ton père, et que tu viendras me voir souvent.»
    
    Oui mais voilà, mon mari n’allait pas voir que sa mère. Dans cet établissement, il y avait aussi une jeune personne qui n’était pas insensible au charme de mon mari. Après avoir embrassé sa maman, mon mari passait un moment dans les bras de la jeune femme. Dans ce genre d’établissement, il est facile de trouver une pièce inoccupée pour s’isoler.
    
    Après avoir passé un agréable moment, il rentrait à la maison, l’âme ...
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