1. Le verbe aimer


    Datte: 07/03/2022, Catégories: cérébral, nopéné, portrait, Auteur: Kannouteki, Source: Revebebe

    ... position, aussitôt ma sœur, à son corps répondant, se recale, s’incruste à nouveau contre moi. Je sens ma bite qui se réjouit à son contact en versant son liquide préséminal au fond de mon caleçon.
    
    A-t-elle conscience des émois qu'elle me provoque ? Mais je ne veux pas que notre rituel s’arrête !
    
    — Tu veux dormir où ? Ta chambre ou la mienne ?
    
    En plus du rituel, nous avions aussi pris l’habitude de dormir dans les bras l’un de l’autre pour nous protéger de nos cauchemars. Je prends peut-être un risque en lui proposant de reprendre notre tendre cérémonial nocturne… L’idée m’effleure ; juste un effleurement et s’en va. Non, ne s’en va pas, mais persiste, insiste dans une autre voie, unique de celle de retrouvailles plus intimes.
    
    — Avec toi, comme autrefois, me dit-elle d’un air suppliant.
    
    Même si je voulais refuser, je ne le pourrais pas.
    
    Après un dernier bisou sur les cheveux de son fils – la prunelle de ses yeux, notre rayon de soleil à tous deux – je lui prends la main et l’entraîne à ma suite dans mon antre en souriant tendrement. Ce soir, Marie, fatiguée de ses émotions, s’endort entre mes bras protecteurs, mon sexe affamé calé dans le creux de son sillon fessier.
    
    * * *
    
    Ce dimanche matin, en buvant mon café sur le balcon face à mes chères Pyrénées, je repense à notre nuit, un peu agitée pour moi, mais néanmoins sage, malgré mon idée d’aller plus loin, à mes cogitations nocturnes sur la reconstruction (encore une autre) de ma sœur. Cette fois-ci, ...
    ... elle semble déterminée à le quitter ; c’est une bonne chose. Je suis là, perdu dans mes pensées, quand doucement je sens son odeur avant que, de ses bras, Marie m’enserre la taille par-derrière, posant son visage sur mon dos. C’est magique !
    
    Voulant m’éloigner un peu, je lui propose :
    
    — Je te sers un café ?
    — Non, attends, je profite du paysage, me dit-elle en raffermissant son étreinte.
    
    Je lui réponds en rigolant :
    
    — Quel paysage ? Tu es plus petite que moi ; tu ne vois rien, là.
    — Je profite quand même. C’est si bon de te retrouver, Olivier… Tu es le seul à me comprendre au-delà des mots.
    
    Qu’a-t-elle dit exactement ? Mots, ou maux ? Ne sachant pas lequel choisir, je préfère ne pas relever.
    
    — Moi aussi, je suis content de te retrouver. Mais j’ai une visite à faire ce matin : un vêlage à surveiller. Tu connais les lieux, Marie ; alors bienvenue chez nous. Je te confie la maison, dis-je en m’éclipsant un peu trop rapidement.
    — À toute, alors. Je nous prépare le repas.
    
    Je prétexte ce vêlage pour prendre un peu la fuite. Mon sexe fait encore des siennes en sa présence. Autrefois, ne pas trop comprendre ce qui nous arrivait ou ce que nous faisions était une chose, mais maintenant je préfère prendre du recul, un peu perturbé par mes envies libidineuses envers ma sœur sans trop savoir si elle va y répondre (ou pas).
    
    C’est un beau brin de femme ; elle le serait encore plus s’il n’y avait pas ce regard vide parfois, ses absences, comme déconnectée, ses ...
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