-
Née dans la pourpre
Datte: 04/03/2022, Catégories: fh, ff, amour, Auteur: Mince-alors, Source: Revebebe
... patron à Diane et Jessica d’avoir un œil sur moi. Le soir, juste avant le repas, je montre les clés à mes parents : — Ma future résidence. — De quoi ? Je raconte mon entrevue avec Yvonne et sa proposition de viager. Maman est tout excitée : — Y t’arrive quoi ? On dirait que la fée Cul bordée de nouilles t’as pas oubliée. Papa, plus prosaïque, demande à voir le contrat. — Je vous emmène visiter demain. Le lendemain, Maman est conquise. Papa plus pondéré : — Ton contrat est correct. Comme tout le monde veut ta réussite, que nous aussi, avec ta mère, nous avons décidé de te payer les frais de notaire. — Hou merci merci… Le samedi, Alban n’y croit pas, Edwige lâche des « La vache » à tout va. — Alban, mon chéri, tu vois les poutres au plafond ? Promets d’y suspendre des menottes pour m’attacher. Je serais offerte à vous deux… — P’tain la salope ! Elle pense à ça avant d’acheter des meubles ! — Je t’offre mon corps gracieusement… — Tu te prends pas le chou là ? — Je veux un intérieur épuré comme les paysans avaient. La cheminée pour cuire la soupe, une table pour la manger. — Et les poules qui picorent dans la maison. — Te moque pas… De retour à la coloc, Edwige est parti rejoindre Luc. Alban me fait part de son questionnement par rapport à tout ce qui m’arrive, que c’est presque trop beau. Je lui fais part du mien, que tout semble réglementaire, que je vais foncer, que je ne suis pas dupe, que si je n’avais pas le physique, ça n’aurait ...
... pas marché. — Caro, j’ai réservé un resto chic pour fêter nos fiançailles. — Bonne idée. Ça a été fait d’une façon qu’on n’en parlera pas, ris-je. — Ma mère veut te connaître. Elle nous invite un dimanche. — Nos mères se sont donné le mot. La mienne aussi. — Le dimanche d’après ! Yvonne veut que je vienne avec Alban. À 15 h, je pose la boîte de macarons, les clés sur la table du salon et le contrat de viager. — Voici ce fameux Alban, ton fiancé. Il est trop beau, je te l’aurais bien piqué. La maison vous plaît ? — Plus que ça. Yvonne, pourquoi me faites-vous une proposition si fabuleuse ? Elle se lève, va fouiller dans un tiroir, me fourre une photo sous le nez : — J’étais danseuse à l’époque pour pouvoir bouffer et avec des diplômes longs comme le bras qui ne m’ont ouvert aucune porte, une personne m’a mis le pied à l’étrier dans un monde inconnu et paradoxe, grâce à mes diplômes je me suis fait une petite fortune. Comme je n’ai pas d’héritiers, je choisis qui je veux aider. D’abord, Corine puis toi. Si tu bosses, tu as un grand avenir qui t’attend. À toi aussi, Alban. Mais faut bosser. — Vous étiez super belle en danseuse. — J’en avais du monde à mes pieds, mais je préférais les gonzesses. La porte d’entrée claque, Valérie fait son apparition. — Le fameux Alban, t’es trop chou. Bonjour les filles. Caroline, as-tu compris le contrat que la pouf t’a préparé ? Nous nous regardons, noirs toutes les deux. Yvonne est amusée, Alban étonné. — Yvonne, ...