1. Née dans la pourpre


    Datte: 04/03/2022, Catégories: fh, ff, amour, Auteur: Mince-alors, Source: Revebebe

    ... la pouf défend vos intérêts, mais défend-elle les miens ?
    — La morveuse, tu signes. Dans 15 jours si je n’ai pas de recommandé de refus de ta part, le contrat est valide.
    — Ne mettant pas en doute votre probité, je signe.
    — Si t’as des questions, tu sais où sont mes bureaux. Salut, les filles, Alban, t’es trop…
    
    La voilà partie. Yvonne en récupérant un exemplaire :
    
    — Je suppose que vous allez régler votre différend en toute intimité. Alban, faudra t’y faire aux manières de ces deux-là. Caroline, comme il y a des terres agricoles, ça risque d’être un peu long, ne t’inquiète pas. Le notaire nous contactera. Pour la maison, vous pourrez foncer sous peu.
    
    Dans l’auto, Alban me regarde bizarre :
    
    — Je ne savais pas que j’avais une guerrière en guise de fiancée.
    — Valérie fonctionne ainsi, je me suis adaptée. Une fois, tu as dit que tu ne mêlerais pas de nos disputes avec Edwige, tu étends à toutes les nanas, laisse-nous nous crêper le chignon, tu seras copain avec tout le monde.
    — J’ai toujours su que c’était un conseil de base. Yvonne a la tête bien sur les épaules. Tu sais ce que tu as signé ?
    — Non. Je vais lire.
    — T’es incroyable !
    — T’es idiot ou quoi ? Ça fait huit jours que je n’arrête de lire et relire tellement c’est énorme. Une propriété pour ce prix-là… Plus des hectares de terre…
    
    J’ai une envie subite :
    
    — On va faire les quatre heures à l’étang.
    
    Les quatre heures consistent en un plat de jambon du pays, omelette et fromage blanc. Ou friture ...
    ... quand la pêche a été bonne. Le bistro est tout simple, la terrasse au bord de l’eau et nous à une table devant le plat de charcuterie nous tirons des plans sur la comète.
    
    — Al chéri, nous aurons chacun notre chambre, un coup j’irais dans la tienne, un coup tu viendras me rendre visite.
    — Ça, ça me botte comme contrat. Chacun son jardin secret, et le nôtre, sous le même toit. Une nouvelle forme de coloc…
    — C’est joli ce que tu dis. J’aime les intérieurs épurés avec des vrais meubles.
    
    Nous décidons de créer un pot commun pour la maison. Et tacitement, peut-être naturellement, se met en place l’homme pour l’extérieur, la femme pour l’intérieur. Alban se révèle bricoleur :
    
    — Je vais t’installer une barre de pôle dance, des menottes suspendues.
    — Qu’on fasse le tour de la personne, hein !
    — Autrement dit toi.
    — Pourquoi pas toi ?
    — Les femmes sont programmées pour les menottes. Votre corps est un piano aux dizaines de touches à faire vibrer…
    — Mince, tu me feras tout ça…
    
    Edwige chérie
    
    La vie professionnelle nous éloigne Edwige et moi de corps, pas de cœur, au contraire. Une pensée télépathique nous court-circuite, hop, un coup de fil. Pour l’instant, la coloc est toujours notre lieu de rendez-vous. Ce jour-là, je sens Edwige chagrinée, elle m’avoue :
    
    — Caro, toi et Alban, c’est parti. Je sens que Luc est le bon. Je ne croyais pas qu’on puisse être sûr de ça. T’en penses quoi, de Luc ?
    — Sympa, bien élevé, trop viril pour moi, mais il a le sens des nanas, ce ...
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