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Née dans la pourpre
Datte: 04/03/2022, Catégories: fh, ff, amour, Auteur: Mince-alors, Source: Revebebe
... c’est à désespérer. Je ne veux pas qu’une de mes propriétés aille dans des mains inconnues. Corine, conduis-nous. Un macaron pour la route et à un quart d’heure de la ville, je découvre la merveille. Une résidence style ferme bressane posée dans un paysage de bocage. Voilà la proposition d’Yvonne ! L’intérieur est rustique. La rénovation a voulu garder l’architecture de ferme d’antan. Je suis de suite à l’aise comme si l’âme de la maison communiait avec la mienne. Je connais le frisson qui me parcourt, je suis en chair de poule devant Yvonne. — Eh bien, ma fille, cette maison vous fait de l’effet. — C’est comme si je communiais avec. — Vous charmez les esprits. Je ne fais pas attention à cette phrase sibylline. Corine a ouvert pour accéder à un jardin d’agrément bien entretenu. — Au fond, il y a un verger pour les confitures. Vous z’avez pas l’âge. De ce côté le bois, de l’autre, les pâturages qui sont en fermage. Ici, c’est en zone agricole protégée, je vous expliquerai. Tout ceci est à vous, pas gratuit, je vous rassure. — Je ne peux m’offrir cela. J’y crois, j’y crois pas, c’est trop beau… Cela cache quoi ? — Attendez de savoir la suite. Corine, nous rentrons. Retrouvant son salon, Yvonne prend un macaron, en croque un morceau qu’elle fait fondre dans sa bouche en fermant les yeux de plaisir. — Vous avez un orgasme, Madame, dis-je. — Un orgasme gustatif. Caroline, ouvrez grand vos oreilles. Je vous fais un viager de cinq cents euros ...
... mensuels. Vous paierez les frais notariaux à la valeur réelle du bien. Encore une fois, j’en reste con con cucul la praline. Je ne réalise pas la valeur de ce qu’elle me propose. Elle sourit de mon flou, ne s’y attarde pas. Elle ouvre un tiroir, me tend un dossier : — Caroline, le contrat de viager et tout ce qui va avec. Demandez à Valérie de vous l’éclaircir. Vous vous entendez bien avec elle, j’ai cru comprendre. — Elle me mange dans la main. — C’est bien la première fois que j’entends dire cela, rit-elle. — Je lui fous autant de baffes qu’elle m’en balance. Elle ne supporte pas la résistance. Elle croit qu’elle gagne quand je cède… — Vous êtes une fine stratège. Caroline, gardez les clés une semaine, vous me donnerez votre réponse en me les rapportant, n’oubliez pas les gâteaux. Revenues chez Corine, nous en oublions de nous mettre à poil. — T’es déjà dans la maison, rigole-t-elle. Saisis la proposition, tu fais une sacré affaire. — Pourquoi moi ? Le boulot, la maison, avoue qu’il y a de quoi se poser des questions. Je n’ai rien demandé… Elle me prend la main : — J’en ai déduit qu’ils aident des nanas à avoir rapidement un statut d’indépendance. Moi, Diane, Jessica, toi en ce moment, peut-être d’autres. Crois-moi, ces propositions ne sont pas faites à la légère. Caro, j’ai mené ma petite enquête sur eux, il n’y rien à redire sur leurs réputations ou de leurs entreprises qui se portent très bien côté financier. Je commence à comprendre les paroles du ...