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Née dans la pourpre
Datte: 04/03/2022, Catégories: fh, ff, amour, Auteur: Mince-alors, Source: Revebebe
Résumé des épisodes précédents :Le cousin Coco », «Pucelle libertine », «Pucelle libertine - 2 », «Apprentie libertine », «Talent cachés », «Que d’aventures » et «La boutique de Diane » Me voilà fiancée avec Alban. Dimanche, il m’a fait sa demande de façon peu orthodoxe. Il m’a prise en levrette, bien installé à fond dans mon fondement, il m’a fait sa demande, j’ai dit oui. La situation est claire entre nous deux et envers l’entourage, nous pouvons avancer dans la vie même si les fiançailles ne sont qu’un statut moral. Valérie m’a intrigué en me faisant promettre de ne pas m’engager lors de mon premier entretien d’embauche. J’en déduis qu’en arrière-plan, on décide de mon avenir. Jeudi à 15 h, je saurais qui intrigue. Quelles qualités ai-je pour créer du complotisme ? Mon diplôme tout frais n’est pas significatif, ma personnalité ? Ce mardi, je vais donc me présenter à l’entretien de travail prévu. Tailleur sobre, chemisier blanc, à 15 h moins deux minutes, je me présente à l’accueil de la société Troulala. La secrétaire va prévenir le patron. Une voix que je connais lui demande de me faire entrer. Cette voix, je ne la situe pas… J’entre, la porte se referme. — Bonjour Mon…sieur, dis-je, saisie de surprise. Le patron l’est tout autant que moi. Nous tâchons de rester stoïques. — Suzy, viens, il y a une surprise pour toi. Elle aussi fait la carpe. Roger que je suce au club est le patron de la société, sa femme Suzy le seconde. Nous sommes tous les ...
... trois dans l’expectative genre carpes cherchant l’oxygène. Je sens mes joues brûler de rouge, je dis très respectueusement : — Il est inutile que nous poursuivions cet entretien. Nous nous reverrons en d’autres lieux. — Non ! Caro, assieds-toi ! commande Suzy. — Madame, je… je… — Arrête tes « madame ». Respire un bon coup et raconte-moi ton diplôme de commerciale machin truc. Avec tous ces noms à la con qui changent sans cesse, on pige plus rien. Je raconte en précisant que je vais continuer en simultané les études. Je conclus par un « bonne à tout, propre à rien », qui énerve Suzy : — Ne dis pas cela. Un diplôme renseigne que la personne a appris les bases de sa spécialité. Caro, on apprend tous les jours, toi, tu sais écouter pour apprendre. — Je prends cela comme un compliment. À quoi pense Roger le silencieux, à ma bouche sur sa queue ? Je rougis… — Roger, n’est-elle pas charmante notre Caro ? Caro vient bien jeudi, tu auras une proposition bien plus valorisante que commerciale en trous. — Vous vendez des trous ? — Ça évite de percer en faisant du bruit gênant pour les voisins. — Ça doit se vendre comme des petits pains. — Trop facile pour toi, dit Suzy. Imagine-toi en obscure commerciale de trous, la plupart du temps tu es devant un ordi à récolter les commandes, de temps à autre en prospection, c’est indigne de toi. — S’il faut gagner sa vie, je ferai. Commercialiser des trous, je n’aurai jamais pensé. Au moins, j’aurai appris quelque chose. — Tu ...