-
Née dans la pourpre
Datte: 04/03/2022, Catégories: fh, ff, amour, Auteur: Mince-alors, Source: Revebebe
... culot : — Caro, t’es un phénomène ! Je vais enfin savoir quel rôle a cette Yvonne. Un coup de fil à Corine qui m’attend en fin d’après-midi chez elle, trop contente de notre soirée dînette. Point n’est besoin d’être devin pour ce qui va arriver. Et ça va aller très vite. Prévoyante, je n’ai qu’une robe sur le dos. Un petit pavillon de pierre entouré de hauts murs de pierre, je gare la voiture devant un parterre de fleurs. Corine, à poil, m’ouvre avec enthousiasme, si bien que je suis à poil en point de temps en une seconde. En guise de bonjour, dans son salon, nous nous offrons le broutage de nos chattes lisses. De l’orgasme vite fait sur le gaz. — On fera mieux tout à l’heure, dit-elle très sérieuse. Viens dans mon bureau qu’on discute. Un bureau épuré fonctionnel équipé de toute l’informatique. Même les fauteuils dernier cri sont confortables. — C’est Yvonne qui m’a parlé de toi et demandé ce que je pensais de ta personnalité. Caro, si tu savais tout le mal que j’ai dit… Tu me crois ? me regarde-t-elle, espiègle. — Plus rien ne m’étonne en ce moment, ris-je. Depuis quatre mois, je suis disséquée sans le savoir. — C’est le principe de la recherche de la personne qui convient à un poste. — Je le sais, mais j’y allais à fond sans m’en rendre compte. Ce qui n’était qu’éphémère va devenir durable. Sans m’étendre, je lui raconte notre entrevue avec tout le monde. — Je comprends maintenant… Si elles te proposent un truc, fonce, c’est du solide. — Elle a ...
... dit de ne pas oublier les gâteaux… — Nous passerons à sa pâtisserie préférée. Faire l’amour avec Corinne est parfois romantique, parfois échevelé tels les ciseaux. — Bonjour Yvonne. — Bonjour Corine, mon rayon de soleil. Avec la charmante Caroline. La vieille dame nous fait entrer dans le salon hyper rétro. Dans une robe de dentelle blanche, elle se tient droite comme un i inspirant le respect, la distinction. Corine lui tend les gâteaux. Elle se régale des yeux des macarons, se tourne vers nous : — Vous me soudoyez par la gourmandise, c’est vilain, sourit-elle. Il règne dans ce salon une sérénité cocooning d’un autre temps. — Caroline, c’est un prénom de réussite. Elles sont douces avec de la poigne. Me trouvez-vous ringarde, has been ou je ne sais quoi encore ? — Vous avez bon goût de laisser le noir et le gris au placard. Foncez dans le rose pâle pour embêter vos copines. Les tons pastels vous mettent en gaîté pour la journée. — Caroline, vous êtes exquise. Entre nous, votre robe est un peu trop sage. Du sexy ma fille ! se moque-t-elle, l’œil joyeux. — Je suis nue dessous. — Vous êtes moi cinquante ans en arrière, pique-t-elle un macaron dans la boîte sans la partager. Trêve de plaisanterie, Caroline, il vous faut une résidence qui va correspondre à votre statut professionnel. C’est ridicule, mais c’est comme ça. — Je n’ai pas une fortune pour m’offrir cela. — Je vais vous donner un coup de pouce. Si les vieux n’aident pas les jeunes à se lancer, ...