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Née dans la pourpre
Datte: 04/03/2022, Catégories: fh, ff, amour, Auteur: Mince-alors, Source: Revebebe
... n’est pas le baiseur à tout prix, il fera un bon libertin. — C’est drôle que tu le juges avec tes yeux de libertine. — N’est-ce pas notre futur ? — J’espère. Caro chérie, je vais lui forcer la main que rien ne nous séparera toutes les deux, que s’il me prend moi, il te prend aussi. Ça passe ou ça casse. — Me voilà avec un amant imprévu ! Toutes gaies, nous nous galochons comme des gamines. — Caro, la boîte me propulse chef de projet pour les foires, salons, expos, j’ai dit oui, ça me permettra de vadrouiller. — Tu vas aller vendre de la crème solaire au Groenland ! — Déconne pas. Si je te confie Luc le samedi de temps à autre, tu sauras quoi en faire ? — Je ferais un effort, t’inquiète pas. — T’es un amour. — Un trio avec deux garçons, ça me changera. — T’es salope. J’aurais pas pensé à ça… — Edwige chérie, toi, t’es salope et faux-cul ! Et vlan, c’est la bagarre, enfin pas tout à fait. Il nous fallait un orgasme calmant nos ardeurs. Nous avons repris notre discussion. — Alban va emménager avec toi, Luc viendra ici, son deux pièces est pourri. Ça nous laissera le temps de trouver une maison. — Parles-en à Corine, elle peut te faire ça en douceur. — Et pourquoi pas ? Au fait, t’as compris pourquoi tout ça te tombe dessus en même temps ? — Il semblerait qu’ils choisissent des filles à pousser en avant selon ses qualités. — C’est possible. Y a le plus ancien de la boîte, sympa comme tout, qui m’a dit que je comprendrai plus tard pourquoi on est ...
... choisi pour faire ça ou ça. Belles-mamans Pourquoi belles-mamans au pluriel ? Les confidences d’Alban m’ont appris que Maman lesbienne, il avait été créé par un ami de sa mère, que ses deux mamans ne lui avaient jamais caché la vérité, qu’il s’entendait super bien avec le généreux donateur, qui, lui, marié par la suite avait une famille de deux enfants. Je vais faire connaissance avec Béatrice, sa maman biologique, Jeanne, sa maman papa. Trente minutes de route, un petit pavillon de campagne, un chat paressant sur le muret gorgé de soleil ne s’inquiète pas de notre arrivée, Al me tirant joyeusement par la main, crie : — Mamans, on est là ! Deux femmes en robe d’été, souriantes se précipitent, elles épiaient notre arrivée pour voir la bête curieuse, embrassent Alban qui fait les présentations. — Béatrice, Jeanne, je vous présente Caroline. Ça dure un dixième de seconde, nous nous scannons pour finalement nous accepter. — Allons nous installer sous la pergola. Il paraît que les mères n’aiment pas les filles qui viennent piquer le fruit de leurs entrailles donc elle est curieuse de celle qui a conquis la chair de sa chair. Dois-je mettre mère au pluriel ? La conversation en vient à parler de nos boulots. Elle veut savoir le mien. Je dis carrément que mon job d’été de danseuse de pôle dance m’a permis de trouver une place de directrice de marketing dans une boîte de bijoux dont je suis l’égérie. Ne sachant pas ce qu’Alban lui a raconté, je crois que j’ai ...