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Née dans la pourpre
Datte: 04/03/2022, Catégories: fh, ff, amour, Auteur: Mince-alors, Source: Revebebe
... bien présenté ma situation. Je doute que son fils lui ait parlé de libertinage. Comme les mamans ne sont jamais dupes, restons d’une franchise hypocrite. — Quel genre de bijoux est-ce ? demande Jeanne. — Maman, t’amènes le dessert, coupe court Alban. Caro, Maman fait des tartes aux mirabelles que tu t’en lèches les doigts. Effectivement, on s’en lèche les doigts. Elle m’en propose une deuxième part que je veux bien… — Ça fait plaisir de vous voir manger, disent-elles. — Mesdames, vous cuisinez admirablement bien. C’était tout trop bon. Elles soupirent d’aise : — Moi, la pâtisserie, Jeanne, le reste, dit-elle en lui prenant la main. Jeanne, on fait la vaisselle avant le café. — Je vous aide. Alban dit qu’il va préparer quelques affaires pour son boulot. Nous voilà en tête à tête devant l’évier. Je réclame un torchon pour essuyer disant que ça ira plus vite. Entre deux assiettes, Jeanne me dit : — Caroline, nous avons voulu savoir qui avait chamboulé notre fils de cette manière. Vous êtes une fille surprenante. À première vue, nous avons eu des préjugés, à deuxième vue, vous êtes le contraire de nos préjugés. Alban croit que nous sommes idiotes. Nous savons qu’il fréquente le club libertin. Nous pensions à une passade de jeunesse, mais c’était pour vous. Béatrice frotte un plat récalcitrant. — Les enfants sont d’une candeur inimaginable, dit-elle. — Vous savez quoi, Maman m’a dit qu’elle avait un temps d’avance sur moi. — Bien vu. Les enfants ...
... oublient que les parents ont eu leur âge. — Vous avez un garçon formidable. J’en prendrai soin, mais pas en tant que mère. Elles en ont une larme au coin de l’œil. La vaisselle finie, le café coulé, nous le buvons, un peu engourdis de ce repas succulent. — Mes chères mamans, Caroline et moi allons nous fiancer. — Oh mon dieu ! Béatrice s’en évente avec le programme télé. De les voir pleurer en nous félicitant, je pleure aussi ! Maman en belle-maman Maman fait flamber l’omelette norvégienne. Rien de tel qu’un bon repas dans une bonne ambiance. Alban n’est pas une découverte pour eux qui le connaissent en tant qu’Albano, surtout Maman qui l’a adopté définitif ce soir-là. En parlant boulot, entre Papa et Alban, cela s’est fait d’une façon plus conventionnelle. Le dessert fini, je prends la main d’Alban : — Mes chers parents, nous allons nous fiancer. Les parents sont heureux, on se lève pour se biser à l’envi. Pour calmer des projets maternels, je précise : — Le mariage à l’an 40, quand je l’aurai décidé. — Votre fille a du caractère, dit Al. — Elle a de qui tenir, rigole Pa en regardant maman. Vous ne serez pas à la fête tous les jours. — Mon pauvre chéri, t’es à plaindre, ironise Maman. Il y a encore un truc à mettre au point que c’est le moment idéal. — Tant que nous sommes les quatre. Pa, M’man, vous êtes libertins. Al et moi le sommes aussi. D’accord ? Mais chacun dans son coin, pas en famille, jamais ! Papa et Alban se font oublier. ...