1. Qui fait l'ange fait la chienne (8)


    Datte: 14/02/2022, Catégories: Trash, Auteur: blueyes, Source: Xstory

    J’étais bien décidée à ne plus jamais revoir cet odieux personnage. J’ai tenu cinq jours. Et j’ai cédé. Une capitulation sans condition. Et on ne peut pas dire que Thibaud se soit trop fatigué. Il ne lui fallut que quelques SMS.
    
    Le premier, le lendemain :
    
    — Tu fais la gueule ?
    
    Un peu court, non ?
    
    Le surlendemain, il revient à la charge :
    
    — Tu ne m’en veux pas, au moins ?
    
    Puis, le jour suivant, je reçois un 💓en plein cœur :
    
    — Je t’aime !
    
    J’en mourais d’envie, mais je n’ai pas répondu...
    
    Alors, il passe à la vitesse supérieure :
    
    — Chérie, accorde à notre histoire une dernière chance !
    
    Pourquoi était-il si beau ? Si puissant ? Comment l’oublier ? L’effacer de ma mémoire. Il hantait mon esprit. Jour et nuit. Malgré son attitude inadmissible. La vie était si fade, si terne sans lui. Mes instincts de femelle, bien plus tyranniques que mon intuition de femme, exigeaient que je cède.
    
    Bref, je réponds. De fil en aiguille, je consens à un rendez-vous dans un bar. Pas chez lui ! Non ! Pas question qu’il pense que je suis de nouveau prête à m’offrir. S’il me veut vraiment, il devra me reconquérir !
    
    Alors certes, je me pomponne pendant des heures, m’emploie à être la plus désirable possible. J’achète une adorable petite robe d’été qui valorise au mieux mes atouts. Je me pare de sous-vêtements de luxe : une petite culotte en soie de marque avec son soutien-gorge à balconnet assorti. Mais n’en déduisez surtout pas qu’il n’a qu’à claquer des doigts ...
    ... pour que j’écarte les cuisses.
    
    D’ailleurs, face à lui, je reste sur la défensive. Même si mon cœur s’emballe, je ne craque pas en le voyant arriver. Je maîtrise les palpitations dans mon ventre quand je l’entends me couvrir de compliments. Je résiste aux impulsions de mon corps qui m’ordonnent de me jeter dans ses bras alors qu’il insiste sur ma « classe dingue ». Je feins de lui abandonner à contrecœur ma main et je dissimule parfaitement le frisson qui me traverse l’échine au contact de sa poigne à la fois si ferme et si tendre. Bien évidemment, le feu qui embrase mes joues n’est dû qu’à la température excessive qui règne dans le bar et nullement aux bouffées de chaleur que provoque le fait qu’il plonge ses magnifiques yeux bleus dans les miens. Je réprime même un gémissement de bonheur alors qu’il déclare :
    
    — Corinne, j’ai trop envie de toi.
    
    Certes, j’ai la bouche entrouverte et la chatte qui bâille, la gorge sèche et la fente humide, quand il approche ses lèvres des miennes, qu’il y dépose le plus doux des baisers... Je le laisse faire. Mais, stratagème de femme, après lui avoir accordé de toute mon âme ce baiser volé, j’aguiche et, altière, détourne mon visage. Je refuse de m’abandonner aussi facilement.
    
    Et là, il ajoute :
    
    — Et si tu venais habiter chez moi ?
    
    Il voulait vivre avec moi ! Il m’aurait demandé en mariage, l’effet produit n’aurait pas été moins fort. Pourquoi refuser ? Pourquoi ne pas tenter le coup ? Qu’avais-je à perdre ? Rien, puisque, au ...
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