1. Dernier recrutement et espionnage


    Datte: 11/08/2018, Catégories: fh, fagée, extracon, grosseins, groscul, poilu(e)s, campagne, voyage, collection, humilié(e), contrainte, Voyeur / Exhib / Nudisme noculotte, Oral pénétratio, fdanus, fsodo, Partouze / Groupe portrait, Humour extraconj, Auteur: XXL, Source: Revebebe

    Ce samedi de mai 2007 avait été annoncé caniculaire. J’avais pris la précaution de balader mon berger belge aux aurores, pour lui éviter la grosse chaleur. La chemisette ouverte, je venais de quitter un chemin de terre en essayant de maîtriser l’ardeur de mon fauve, qui sentait la maison proche. Il devait être neuf heures et quelques.
    
    Une camionnette Conforama se garait devant chez Adolphe et Sonia, un couple sans histoire de jeunes retraités. Cela me sembla subitement une très bonne idée de proposer Sonia sur la liste municipale ; d’autant qu’une dame de notre liste s’était désistée et que notre tête de liste désirait que chaque quartier du village soit représenté. Adolphe sortit de la camionnette et exprima la joie de me voir car, d’abord il avait besoin d’aide pour sortir le canapé neuf que son épouse avait commandé la semaine dernière, et ensuite il voulait m’entretenir d’une proposition qui lui tenait à cœur ! Je ne pouvais rien refuser à Adolphe, c’était mon jardinier-conseil, il venait même vérifier, dans mon potager, que j’avais bien respecté ses consignes.
    
    C’était un mec charmant, marié à une femme plus effacée, assez coquette, qui marchait toujours derrière son époux quand je les voyais passer ensemble devant ma maison. Allez savoir pourquoi des parents avaient osé affubler leur rejeton d’un prénom de si triste mémoire ? C’était d’autant plus tragique que notre Adolphe ne devait pas dépasser le mètre cinquante-cinq et qu’en plus son épouse le dépassait d’une ...
    ... bonne tête ! J’avais parlé un jour de ce destin tragicomique avec le grand philosophe du village, le patron du café des Sports. Certainement inspiré par l’ombre de B.H. Lévy, il m’avait rétorqué, en activant son unique neurone : « chacun sa merde ».
    
    Adolphe, en ouvrant le portillon, appela à très haute voix son épouse à la rescousse. Il ne voulait pas qu’on traîne le canapé sur le plancher métallique du véhicule, au risque d’abîmer les pieds du meuble. La pauvre dame, obéissante, se présenta très vite. Le seul problème c’est que, comme elle ignorait ma présence, elle apparut dans une tenue qui ne la mettait pas vraiment à son avantage : les cheveux hérissés de bigoudis multicolores, un vieux tablier de travail boutonné en partie sur le devant, à la va-vite, des pantoufles rose bonbon qui avaient connu des jours meilleurs. Visiblement, elle avait été prise au dépourvu dans la salle de bains, car son visage était quand même soigneusement maquillé. Sonia était humiliée de se présenter ainsi à moi. Elle était furieuse contre son mari de ne pas l’avoir prévenue de ma présence et elle le lui fit savoir vertement. Complètement indifférent au désarroi de son épouse, avant de rentrer en marche arrière la camionnette dans la cour, Adolphe eut la goujaterie de répliquer :
    
    — Quand on a soixante-trois ans, on ne passe pas une heure dans la salle de bains à se pomponner comme une midinette… Les rides, elles vont pas disparaître par l’opération du Saint-Esprit !
    
    Sonia encaissa le ...
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