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Chroniques pénitentiaires d'une rebelle 6
Datte: 02/02/2022, Catégories: Entre-nous, Les femmes, Auteur: Sappho, Source: Hds
... l’empressement de Christelle à passer du temps ici. – Comment on fait ? – Vous viendrez le dimanche avec Maillard, on travaillera au calme. Autrement, tout se passe bien ? Pas de souci particulier ? – Je pense à l’hygiène intime, les femmes en ont besoin, la cire épilatoire ne fait pas tout. La coiffeuse pourrait tailler aussi les toison pubiennes avec sa tondeuse, beaucoup apprécieraient le confort, surtout avec l’arrivée des grandes chaleurs de l’été. – Le bien-être a un effet bénéfique sur le moral, donc sur le travail. Excellente idée, Louise, je vais faire mon possible. Vous voulez rester dîner avec moi ? On parlerait du bon vieux temps comme disent mes grands-parents. Je peux passer un coup de fil. J’apprécie que ce soit une question, non un ordre. Gaby a sans aucun doute prévenu Christelle que je suis avec la surveillante en chef, elle ne s’inquiètera pas. On a discuté devant une deuxième bière, puis encore une autre, j’ai eu le bonheur de couper mon steak avec un vrai couteau, de boire du vin rouge aussi ; c’était retrouver les goûts de la liberté. La surveillante ne semblait pas pressée de me raccompagner malgré l’avancée de l’heure, aucune raison de paniquer, je serai en cellule avant l’extinction de la lumière. Dommage, une nuit dans un bon lit n’aurait pas été pour me déplaire, même dans celui d’une matonne... très attirante. – Te voici professeur d’Histoire, pouffe Christelle devant le lavabo de la salle de bain, ensuite, vous avez arrosé ...
... ta promotion. – Heureusement qu’on a croisé personne, j’étais bonne pour le mitard. Ma codétenue rince sa bouche pleine de dentifrice, souriante. – Elle a dégagé la voie, c’est le privilège de la cheffe. Maintenant, évite de dégueuler devant les caméras. Besoin d’un coup de main ? Oh oui, cette maudite combinaison fait de la résistance ce soir, mes mains ne savent plus où se trouve la fermeture éclair. – Tu crois qu’elle en est aussi ? – De quoi tu parles ? – La surveillante, elle goûte de la chatte ? Punaise, je n’ai plus employé ce vocabulaire de macho lesbophobe depuis un bail, c’est l’alcool. Ma complice se marre en faisant glisser ma culotte. De nouveau le souffle tiède, sur mon minou cette fois. – Ça y est, les femmes t’attirent maintenant. Tu deviens une véritable lesbienne ou un mec t’attend à la sortie ? – Je lui dirais d’aller se faire voir ailleurs. Je ne peux plus regarder une nana sans penser à m’envoyer en l’air avec elle, je jouis presque à tous les coups avec toi. C’est un signe, non ! Christelle m’accompagne à la douche, son calme cache ses émotions. – Là, c’est l’alcool qui parle. J’ai connu ça aussi peu de temps après mon arrivée. La toubib m’a expliqué que l’esprit se protège dans un univers exclusivement féminin. On peut être une obsédée avec un diplôme de phycologie, sourit-elle au sujet de la vieille qui officie à l’infirmerie. Certaines ont sans aucun doute viré de bord, je te l’accorde, mais la plupart ont retrouvé ...