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Balbutiements (5)
Datte: 31/01/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Anthynéa, Source: Xstory
... seconde fois, Michel nous offre un voyage au pays des merveilles. Les causes similaires provoquant des effets analogues, je suis emportée par un séisme d’une magnitude non chiffrée sur l’échelle des amours matinales. Par contre cette fois, je suis moins passive et c’est à la missionnaire que nous achevons cette phase de sexe volontaire. Il me sourit, et nous nous embrassons avant que je jette l’éponge pour de bon. — Eh bien ! Tu es en super forme ce matin… tu ne me diras pas que notre soirée ne t’a pas fait d’effet. — Et notre… hôte ? Comment a-t-il perçu ce moment… de partage ? — Tellement bien que nous avons tous les trois couché ici. Tu ne t’es pas rendu compte que nous t’avions entouré toute la nuit ? — Attends… tu veux dire qu’il était là, contre moi ? Et que toi, tu occupais l’autre côté du lit ? Mais… rassure-moi, nous avons fait l’amour combien de fois ce matin ? — Une seule fois, mon amour. Je viens de me réveiller et j’avais bougrement besoin de… me remettre avec toutes ces images qui tournent en boucle dans ma caboche. Drôle de question ! Tu es si perdue que tu ne sais plus ? — Non ! Laisse tomber… je sors d’un rêve, comme toi mon chéri… Je suis sidérée. J’ai fait l’amour avec Dimitri en croyant que c’était avec Michel ? Je n’arrive pas à digérer l’information. De plus, il n’avait pas de capote sinon, pourquoi aurais-je senti son sperme couler sur mes cuisses ? Là, c’est de la folie à l’état pur. Et mes peurs reprennent le dessus. Michel lui ...
... reste béat dans son coin. Il ne se rend compte de rien ? Finalement j’en arrive à me poser une question lancinante. N’ai-je pas dans ma somnolence imaginé cette première fois ? Michel aurait surement senti qu’il entrait dans ma chatte déjà humide de la jouissance d’un autre. Alors, je me lève et cours prendre une douche. — oooOOooo — Les jours qui suivent je me sens sale. Je sais bien que l’amour ou le sexe ne sont jamais malpropres. Mais je ne peux pas cesser de penser que j’ai franchi un écueil et que je n’aurais jamais dû. Mon esprit ne cesse de me répéter que je suis une salope, pas une femme bien. Que faire ce genre de truc n’est pas digne de la femme d’un avocat ! Je hais le piano et même toute la musique. J’en arrive à détester Michel qui m’a entrainé dans cette honte. Il s’aperçoit de mon désarroi, cherche bien entendu à en minimiser l’impact sur notre vie quotidienne. Mais c’est compliqué. Je me renferme sur moi-même, broie du noir à longueur de journée et deviens l’ombre d’une ombre. Je n’arrive plus à aimer faire l’amour avec mon mari. Il en est marri bien sûr, mais ne me force pas à avoir des rapports qui ne seraient de toute manière pas très jouissifs. Nous ne parlons plus jamais de ce soir-là. C’est comme si un nuage d’orage pesait sur notre couple. Je ne lui en veux pas d’avoir demandé ni d’avoir aimé cela ! Non, c’est à ma petite personne que je m’en prends. Je me suis avilie toute seule, j’ai dépassé les bornes, franchi un cap d’où je ne saurai ...