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Balbutiements (5)
Datte: 31/01/2022, Catégories: Erotique, Auteur: Anthynéa, Source: Xstory
... jamais revenir en arrière. Et cette seule idée me fait mal, me fout en l’air. Lui reste aussi triste dans son coin, ne sachant plus comment me faire plaisir. Un retour dans le passé est impossible et nous en sommes conscients. Soit, je surmonte cette crise, soit nous courons à la catastrophe. D’un autre côté, je n’ai plus aucune envie de sexe, et il en est malheureux. Nous avons tellement échangé sur ce sujet tous les deux, avant ! Difficile pour moi d’assumer le fait de m’être laissé faire par un autre, même devant lui. Et lui se morfond, se ronge de m’avoir incité à avoir ce genre de comportement. Nous sommes au bord de la rupture. Reste que la solution n’est pas forcément là où lui et moi l’attendons. Dimitri revient à la maison, un après-midi. Je suis seule et déboussolée. J’ouvre tout de même pour ne pas avoir l’air idiote et ne pas paraître… trop bégueule. Nous avons une longue conversation durant laquelle il m’avoue avoir aussi des remords et des accès de jalousie. xxx Curieusement, cette discussion agit sur mon esprit comme un électrochoc. Michel et moi ne sommes plus les seuls à étaler nos états d’âme. Je lui demande de ne pas parler de cette visite à mon mari et il est forcément d’accord. Son passage me ramène à une vérité toute bête. Il n’a rien fait de mal, Michel du reste non plus et moi encore moins. Juste un jeu qui a failli mal tourner. Mais cette « confession » de celui avec qui, dans mon esprit, j’ai péché m’a remis les idées en place. Petit à petit ...
... les détails qui me révoltaient, qui faisaient de moi une fieffée salope s’estompent. Et lorsque mon mari rentre de son travail, c’est une Claude différente, plus sereine qu’il redécouvre. Je me suis refait une beauté, signe évident que je suis sur la voie de la guérison. Puis je me suis vêtue d’une manière suffisamment éloquente pour qu’il comprenne que la crise peut s’effacer. Dès son retour, il comprend par le baiser échangé que les choses s’améliorent. Puis devant ma tenue plutôt bon chic bon genre, il s’étonne. — Je ne me souvenais pas que nous avions quelque chose à fêter, ma chérie. — Oh, mais si mon amour ! Ce soir, c’est le printemps qui revient. Celui de nos amours un peu perdues de vue depuis quelques semaines. — Tu veux sortir ? Un bon restaurant ? — Oui… et je voudrais qu’en rentrant nous fassions l’amour… comme si rien n’était arrivé. — Mais que s’est-il donc passé ? Je n’ai plus le sens des réalités… j’ai oublié ! — Non ! Un jour, je te promets, je le referai… mais ce sera avec une autre vision des choses. Sauras-tu patienter ? — Oh mon amour… rien ne peut me faire plus plaisir. Oui ! Bien entendu que je serais attentif et proche de toi. Plus de hâte, plus de charrue avant les bœufs. — Je t’aime Michel, mais nous avons eu tort de ne pas en discuter plus et de voir ensemble ce qui était possible ou pas. Je le suis sentie… salie par cette expérience alors que pourtant, l’amour ne devrait jamais amener à se sentir coupable… — Je sais mon ...