1. La Vie de Solange, ou les mémoires de la Comtesse de *** (6)


    Datte: 24/01/2022, Catégories: Divers, Auteur: Mir, Source: Xstory

    ... assouvissement brutal de son envie, le soulagement et l’extase de gicler en moi en me sentant me contracter, au point de presque le blesser tant je le serrai en jouissant à mon tour.
    
    Il eût fallu l’illustrer par les dessins qu’il joignait, me montrant chevauchée telle une jument par un étalon. Les détails, fantasques, portaient la légende suivante : « L’œillet de la douce Solange est délicieusement étroit mais sait s’agrandir sous un vit turgescent, pouvant accueillir bien plus que la nature ne semble l’autoriser. » Le dessin me représentait plus ou moins de profil, bouche ouverte, yeux écarquillés, deux énormes verges sans corps dont les glands pénétraient mon fondement. Un deuxième dessin me mettait trois verges dans le cul et m’en insérait voluptueusement une quatrième dans la bouche. Le troisième me montrait abandonnée, semi-allongée, pénétrée de toutes part de verges érigées, bouche, sexe, œillet distendus.
    
    La sodomie, article rédigé et illustré par Armand : voilà qui eût bien mieux convenu à cette Encyclopédie hypocrite.
    
    En contemplant ses dessins, j’accomplis plusieurs fois, comme l’écrivait le faux philosophe, « cette espèce de luxure que les Canonistes appellent ‘mollities’, & les Latins ‘mastupratio’, qui est le crime que l’on commet sur soi-même », m’enfonçant longuement plusieurs doigts de toutes les façons possibles, appelant intérieurement mon cher cousin et ses Lumières pour vaincre l’obscurité courant insidieusement dans les rangs de nos philosophes.
    
    Philosopher, c’est apprendre à mourir, se disait-il. Fort bien. Expérimentant la « petite mort » autant que possible, sous mes doigts, des verges, et parfois des objets comme le préconisait mon cousin, je devenais une philosophe aguerrie.
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