1. Orage !


    Datte: 12/01/2022, Catégories: fh, fplusag, Auteur: Domi Dupon, Source: Revebebe

    ... portait toujours des vêtements assez amples qui lissaient sa silhouette. Ce qui n’était pas le cas lors de son apparition sous l’orage. Soudain apparut une image précise : Madeleine, dans sa chemise de nuit collée à son corps et rendue transparente par la pluie. Sur l’instant, il n’y avait pas accordé d’importance, mais son inconscient, ce cochon, avait, lui, parfaitement enregistré chaque détail : des seins lourds légèrement tombant en l’absence de soutif, mais dont beaucoup de jeunettes auraient apprécié la tenue, un petit cul joliment galbé par une culotte genre coton-grand-mère, des longues jambes délicatement fuselées. Dire qu’il l’avait traitée de filiforme : une fausse maigre, admirablement proportionnée et conservée, elle était. Il oublia qu’elle avait sans doute le double de son âge (ou presque) et se surprit à fantasmer sur ce corps de femme mature.
    
    — À quoi pensez-vous, Jean-François ?
    
    Il sursauta. L’obscurité relative de la pièce lui permit, pensa-t-il, de dissimuler son trouble.
    
    — Euh… je me demandais si vous vouliez prévenir votre mari ?
    
    Elle sourit.
    
    — Vous êtes sûr ? dit-elle d’un ton suggérant qu’elle lisait ses pensées.
    
    Et elle se fichait de sa gueule !
    
    — Pour le téléphone, je vous ai dit tout à l’heure, pas de réseau pour le portable et mon fixe est sur la box alors avec la panne de courant…
    
    Il le savait bien : il avait dit la première chose qui lui était passée par la tête.
    
    — J’ai même plus de fixe, on a fait couper la ligne l’an ...
    ... dernier.
    — Ne vous en faites pas : pendant ces sessions, Jacky n’est jamais joignable.
    
    Comme Mathilde, pendant ses congrès ou même ses soirées entre filles, songea-t-il.
    
    — Et à cette heure, il doit dormir, rajouta-t-elle. D’ailleurs, si ça ne vous dérange pas, j’aimerais bien aller dormir. Il se fait tard et ces émotions m’ont vidée.
    
    Encore une de ses réactions idiotes : il l’avait invitée à dormir sans penser une seconde qu’il n’y avait qu’une chambre « en état de marche ». Tant pis pour lui, il dormirait sur le canapé.
    
    — Pas de souci, moi aussi je suis HS. Le temps de récupérer une couverture et un oreiller et ma chambre est à vous.
    — Votre chambre ?
    — Nous avions trois chambres, mais il n’en reste qu’une d’utilisable. Les deux autres servent de débarras. Mais c’est pas un problème, je vais dormir là.
    
    Il désigna le canapé.
    
    — Il n’en est pas question. J’envahis votre espace et je squatterais votre chambre. Votre divan a l’air confortable.
    — N’y pensez pas. Je serais le pire des goujats à vous laisser coucher dans le salon. Y’a pas d’alternative.
    — Si, il y en a une. Tout à l’heure, vous avez dit que vous ne me violerez pas et vous venez de dire que vous êtes fatigué. Je suppose que votre lit est un deux-places.
    — Oui, même un king size.
    — Alors, il y a de la place pour deux. Surtout que je prends peu de place.
    
    Un clin d’œil coquin.
    
    — Nous allons partager votre lit, en tout bien tout honneur, selon la formule consacrée.
    
    Jeff éclata de rire. ...
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