1. Le Théâtre de l'Enclume (3)


    Datte: 11/01/2022, Catégories: BDSM / Fétichisme Auteur: megalosex

    ... d’une vulgaire marchandise. Vous n’exagérez pas un peu ?
    
    — Si j’exagère ? Vous plaisantez, Olivier ; ces chiennes mangent dans ma main et elles font ce que je veux, sinon je les punis sévèrement. Quant à ces dégénérées du M.D.P.C., je leur botterai les fesses avec mes grosses chaussures à clous. Elles vont apprendre ce qu’est un dominateur S.M. !
    
    Comme à son habitude, Olivier jette un coup d’œil à l’horloge.
    
    — Bien… Il est 20 h 25. Le moment d’entrer en scène arrive, Adolphe. Vous y allez avec votre soumise ?
    
    — Non, elle viendra quand je lui dirai de venir. Comme une bonne soumise, quoi.
    
    Puis s’adressant à cette dernière :
    
    — Attends-moi ici, chienne ! Quand je t’ordonnerai de venir, tu viendras. Qu’est-ce qu’on dit, chienne ?
    
    — Ô, mon maître vénéré, je suis votre humble soumise…
    
    Olivier a l’air étonné :
    
    — Pour une soumise, elle a un langage… châtié.
    
    — Mouais, j’ai vu, mais c’était la seule disponible. Il paraît que son dernier maître était d’une certaine noblesse. J’ai parfois du mal à comprendre ce qu’elle dit.
    
    Olivier se retient de sourire, puis il se lève et accompagne Adolphe jusqu’à la petite porte donnant sur la scène. La main sur la poignée, il fait à Adolphe la recommandation traditionnelle :
    
    — Et n’oubliez pas la devise du Théâtre de l’Enclume : « Frappez fort ! »
    
    Puis, ayant ouvert la porte, il saisit le micro et annonce :
    
    — Et voici celui que vous attendez avec impatience : Adolphe Veukunu, dominateur SM !
    
    Adolphe entre ...
    ... en scène en marchant au pas cadencé et, à peine parvenu devant le micro, il lance un tonitruant :
    
    — Salut à tous ! Rien qu’à vous voir, je sais que vos chiennes sont des soumises !
    
    Des sifflements d’admiration ainsi que des applaudissements frénétiques lui répondent.
    
    — Et, à vos chiennes, vous leur interdisez de porter une… ?
    
    — Culoooooooootte !
    
    Trois cents gosiers (au moins) ont lâché cette vocifération qui résonne comme un cri de guerre. Derrière son pupitre, Gérard Manvussat fait un premier commentaire :
    
    — Eh bien, chers auditeurs, il semble que cette fois-ci, ça va barder dans ce Théâtre de l’Enclume. C’est sûr qu’Adolphe a dû répéter son entrée : ces dames du M.D.P.C. sont prévenues.
    
    Adolphe Veukunu est en verve. Il commence par chauffer son public :
    
    — Je peux le dire tout de suite, les gars : je vous ai amené un de mes soumises. Vous vous y attendiez, n’est-ce pas ?
    
    Ménageant son effet, il s’interrompt un instant, provoquant un tonnerre d’applaudissements, suivi de cris frénétiques :
    
    — On veut la soumise ! On veut la soumise !
    
    — Vous la verrez, les gars ! Une soumise comme vous les aimez : celles qui ouvrent leur chatte et leur cul à la demande et qui ferment leur gueule, du moins tant qu’on n’y a pas glissé sa bite. Des chiennes, quoi ! Et qui n’ont pas intérêt à mettre une culotte, oh que non ! N’est-ce pas, Mesdames ?
    
    Adolphe balaie du regard les militantes du M.D.P.C. Il les nargue, fort du soutien de son public, puis, il ajoute ...
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