1. Mille neuf cent soixante huit (4)


    Datte: 08/01/2022, Catégories: Inceste / Tabou Auteur: Conkupiçan

    Les vacances de février, dites de carnaval, s’étaient donc terminées laissant derrière nous à la foi des jeux olympiques qui nous avaient ma mère et moi plongés dans l’indifférence la plus totale, en même temps que nous avions sombré dans la consommation sporadique de l’interdit suprême. Je me demandais comment allait se passer la suite, le retour dans la civilisation, qu’elle serait la compatibilité de ces événements sexuels exceptionnels avec le quotidien. Et bien comme l’allaient bientôt dire les Shadoks à l’ORTF, si il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème. Et pour maman il n’y avait ni problème ni solution. Et la vie continua. Elle continua en effet sans incident, sauf un, vers la mi-mars. Comme toujours il survint de but en blanc. Le F2 aurait pu être propice, pro pisse pourrais-je écrire au vu des aventures précédentes, à des excentricités. Maman couchait dans la salle, et moi, afin d’étudier au mieux Karl Marx et Descartes, dans la chambre. Enfant gâté; enfin, relativement peu tout de même, car notre vie était des plus modestes. Nous n’avions que des lits une place. Nous prenions les repas à la cuisine, d’où nous suivions la télévision dans le salon via la double porte. Un soir pluvieux de mars, maman au cours du repas me sorti:
    
    — Je vais avoir mes règles dans deux ou trois jours. Je ne suis donc plus féconde. Tu pourras venir ce soir me rejoindre. Ou demain .
    
    On avait beau avoir franchi le précipice, la faille momumentale, elle avait le chic ...
    ... de me prendre par surprise. Je fus même tellement surpris que, croyez le ou non, je décidai d’attendre le lendemain soir.
    
    La journée de lycée me parut interminable. Sans intérêt. Je ne comptais pas les heures mais les minutes.
    
    Le soir venu, ma mère avait prévu des réductions à réchauffer en provenance d’une pâtisserie, ce qui était rare, et très en avance sur son temps, et aussi au dessus de nos habitudes. Elle avait aussi mis du sauternes de côté, son vin préféré. Mais pas le moindre geste à mon encontre. Le non-dit était justement tacite. On profita de la collation, rien à préparer. Je ne me souviens plus de quoi nous avons parlé, et même si nous avons parlé.
    
    Maman se rendit à la salle de bain et fit ostensiblement claquer le loquet: Fermé!
    
    Elle en ressorti en peignoir entrouvert.
    
    Là j’ai senti que l’on changeait de rythme et d’intentions. C’était troublant; si peu naturel. La morale se télescopait avec le désir dans une nébuleuse où l’interdit stimulait les sens.
    
    J’allai aussi prendre une douche aussi rapide qu’efficace. J’en ressorti en pyjama. J’avais bien hésité. À poil? En peignoir ? J’optai pour le pyjama. Le tissu était doux à mes testicules. Je pouvais bander. Je pouvais le baisser du bout des doigts. Je gardais un peu de décence.
    
    Ma mère nous resservi un dernier verre. Je me plaçai alors derrière elle et glissai ma main gauche sur son sein droit dans le peignoir. J’aurais aimé lui faire des bisous dans le cou, mais j’avais été déjà échaudé par ...
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