1. Au pays des mille étangs


    Datte: 04/01/2022, Catégories: fh, campagne, Oral pénétratio, init, sf, Auteur: Roy Suffer

    ... mémoire, tout ça. Si tu veux bien.
    — Et comment ! Ça au moins, c’est une véritable récompense.
    — Oui, en te réparant toi, tu resteras au mieux de ta forme pendant très longtemps, disons environ deux cents ans, peut-être plus. Mais tu ne seras pas éternel. Un jour, tu ne pourras plus te réparer, et tu mourras, comme nous.
    — Bien compris, mais ça vaut le coup quand même.
    — Tu viens faire la sexualité ?
    — Avec un immense plaisir.
    
    Ensuite, tout se précipita très vite. Les deux coéquipiers revinrent au même endroit, dans la Brenne, pour quelques nuits d’extraction d’azote, assez pour revenir dans un vaisseau plus gros, un cargo, transportant les premières unités d’extraction fixes. Ils étaient très fiers, parce qu’ils portaient désormais des combinaisons noires et rouges, marquant une élévation notable de leur statut social. Avec un immense respect et une grande déférence, ils remirent à Aïnoa sa nouvelle combinaison, mais celle-ci était intégralement dorée, réservée aux hauts dignitaires de leur planète. Vous dire comment elle était sexy là-dedans, c’était ahurissant, à tomber. Et elle en était très fière. Moi, j’ai démissionné, tout simplement, pour me mettre au service de ma compagne extraterrestre.
    
    Elle fut reçue au sommet suivant de Davos comme une personnalité de la plus extrême importance et tint à ce que je l’accompagne. Malgré toutes les précautions prises pour éviter la presse, l’histoire d’amour entre un terrien et une extraterrestre fit le tour de la planète ...
    ... « people ». Mais nous étions difficiles à saisir pour les journalistes, ne nous déplaçant qu’à l’aide d’une petite navette spatiale très rapide et impossible à localiser avec nos moyens « archaïques ».
    
    Nous avons supervisé les installations des usines d’extraction des gaz, oxyde de carbone et azote, sur des sites répartis autour de la ceinture tropico-équatoriale pour les unes, un peu plus discrètement cachées pour les autres, genre Groenland, Sahara ou désert australien. Et puis, grâce à ma récente fortune, j’ai acheté une petite île perdue au nord de Madagascar, en plein océan indien. Pourquoi une île alors que les océans montent ? D’abord parce que celle-ci, d’origine volcanique, culmine à soixante-dix mètres, nous mettant à l’abri, qu’elle comporte des sources, avec même une cascade, et que nous pouvons donc y vivre en parfaite autonomie, avec le vent et le soleil pour énergies. C’est notre refuge, loin du monde et de tout, où nous pouvons vivre nus et libres.
    
    Aïnoa m’a appris tout ce que j’étais en capacité d’apprendre, à gérer parfaitement ma mémoire qui, en fait, enregistre tout, mais seuls les faits marquants reviennent facilement, à moins qu’un stimulus sensoriel n’éveille par hasard des souvenirs moins importants, comme une odeur ou un son. Pouvoir directement faire appel à tout cela comme dans un fichier parfaitement classé offre des possibilités exceptionnelles. Je suis également en mesure de réparer mon corps et tout autre objet « à l’état initial », et je ...