1. Toute ma vie j'ai rêvé


    Datte: 23/12/2021, Catégories: f, fh, ff, fff, hplusag, jeunes, asie, Inceste / Tabou nympho, bizarre, amour, fsoumise, fdomine, vengeance, dispute, cérébral, revede, miroir, Masturbation fdanus, fsodo, jouet, sm, attache, BDSM / Fétichisme fouetfesse, policier, lesbos, Auteur: Calpurnia, Source: Revebebe

    ... vivre ici gratuitement, et je peux à volonté m’émerveiller de leurs accouplements lesbiens. Parfois, elles mes permettent d’y participer. Pourtant, je suis loin de posséder leur vénusté adolescente. Nous nous apprivoisons toutes les trois. Cela ne fait pas un an qu’Iris et Lilas se sont rencontrées dans une gare, une nuit d’hiver.
    
    Trois semaines passent. La neige commence à recouvrir les trottoirs. Bientôt Noël. Nous jouons à nous battre à coup de boules de neige comme des enfants. Nous partons randonner sur les sentiers environnants. Nous pique-niquons sous les pins. La région est entourée de forêts. La vie, légère comme un flocon qui se dépose sur le rebord de la fenêtre de ma chambre. Cependant, cela ne saurait durer : j’attends, avec un désespoir tranquille, que mon lourd passé vienne me rattraper.
    
    * * *
    
    Toute ma vie, j’ai rêvé d’un amour à la fois sincère et durable. Mais celui qui fut sincère ne dura pas, et celui qui dura ne s’avéra que fumées à la fois dérisoires et perverses.
    
    Au cours de notre jeunesse, ma cousine Léa et moi avons été fusionnelles. Enfants, nous étions toujours ensemble, chez l’une ou chez l’autre, notamment dans cette maison qu’elle habitait à Ambert. Nous partagions mille et mille projets de vie commune. Rien ne semblait être en mesure d’entamer notre détermination à briser les deux interdits que nous enfreignions : cousines germaines et lesbiennes, cela faisait quand même beaucoup pour notre famille… C’est moi qui ai cédé en premier à ...
    ... l’injonction familiale, pour ne pas avoir le choix entre me retrouver dans un internat disciplinaire comme l’époque en comptait encore, ou bien à la rue.
    
    Après un adieu déchirant à celle que j’aimais, j’ai épousé celui que mes parents m’ont, sinon imposé, du moins fortement suggéré : Pierre, à l’âge de vingt ans seulement ! Le jour du mariage, mon cœur a dit non pendant que mes lèvres de brave petite fille obéissante, mécaniquement, ont dit oui.
    
    Pour mon père, Pierre était le gendre idéal : un grand bonhomme à la conversation brillante, muni d’une intelligence et d’un sens de l’humour peu commun, plutôt fortuné grâce à un solide sens des affaires, dix ans de plus que moi. Chaque jour et chaque nuit, il prétendait m’aimer à la folie, tout en collectionnant les maîtresses, de la lycéenne à peine formée à la mamie gâteuse. À chacun de mes anniversaires, à ceux de notre mariage, il m’offrait des cadeaux somptueux, bijoux, parfums et robes de haute couture. Mais c’était pour me montrer en public comme un trophée social, une marque de réussite, pour ses clients et ses associés. Son hochet de chair et de sang. Souvent, il m’embrassait en public, avec des mains baladeuses qui atteignaient des endroits indiscrets, tout en s’arrangeant pour qu’on nous voie. Voyez comme elle est belle : elle m’appartient, elle est mon trophée, elle est ma joie. Amour peut-être, mais amour tordu.
    
    Toujours sourire au cours des repas de famille ou d’affaires, sauver la face, serrer les poings sous ...
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