1. Qui fait l'ange fait la chienne (9)


    Datte: 09/11/2021, Catégories: Trash, Auteur: blueyes, Source: Xstory

    ... pas ?
    
    — Euh...
    
    Tu accepterais qu’un autre homme te traite de chienne ?
    
    — Jamais !
    
    — Et tu n’es pas prête à tout pour moi ?
    
    — Si.
    
    — Alors tu es MA chienne... Rien qu’à moi. Toute la nuance est là.
    
    — Tu veux dire que tu m’aimes ?
    
    — Bien sûr, mon gros cul. Et toi, avoue que tu aimes être ma chienne !
    
    — Je... je crois que oui...
    
    — Et crois-moi que tu vas aimer ça de plus en plus !
    
    Oui, cette dépossession de soi était vertigineuse !
    
    N’oublions pas que je n’avais que 18 ans, une gamine terriblement jeune et naïve, une indécrottable romantique qui par aspiration pour l’absolu sombrait dans l’engrenage de la dépravation. Le don de mon pucelage n’avait-il pas scellé un pacte quasi sacré avec Thibaud ? Il me fallait désormais me dépouiller du reste. Je ne pouvais plus revenir en arrière. J’avais confiance dans mon destin. J’ignorais à quel point le hasard pouvait être cynique et les apparences trompeuses. Je croyais en Thibaud comme on croit en Dieu. En fait, je croyais dans la bonté de la nature humaine et n’imaginais pas le degré de misogynie de certains hommes. Bref, j’étais follement, aveuglément, amoureuse d’un odieux manipulateur.
    
    Je m’abandonne d’autant plus volontiers que Thibaud m’enlace tendrement. Blottie dans ses bras sécurisants, je m’endors en paix.
    
    Un miracle ! Mes règles ne sont plus du tout douloureuses. Le sexe et surtout l’amour résolvent tout ! Une nouvelle vie ! Disparue l’aversion pour ces maudites menstruations. Finie ...
    ... la honte périodique qui, depuis l’adolescence, cycliquement, polluait ma vie de complexes. Et tout ça grâce à Thibaud !
    
    Le sexe pendant les règles ?
    
    Je finis les cours à 16 heures, 17 heures au plus tard. Je suis impatiente de rentrer, de le retrouver. Excitée malgré l’incommodité. Ou plutôt troublée comme jamais par l’épanchement d’un sang menstruel qui lubrifie des pensées lubriques. Mon con marine dans cette mouillure épaisse et copieuse. Je n’ai pratiquement plus aucune douleur. Bien sûr, je suis encore un peu habitée par un sentiment de gêne, quand la fente coule et que le tampon s’imbibe. Cet embarras provoque une légère crispation, inappropriée, dans mon ventre, comme un ultime blocage psychologique, une ultime inhibition qui jugule la fluidité du flux. Mais désormais, je connais le remède : Mon Homme. Je pense à lui et je m’échauffe. Des bouffées de chaleur me submergent, me débordent. Vite, qu’il purge ma rivière...
    
    J’arrive essoufflée. D’abord, il ne me calcule pas. La plupart du temps, il est attablé devant son ordinateur. Apparemment très occupé. Je jette ma veste sur le canapé et m’immobilise au milieu de la pièce. J’attends qu’il daigne me remarquer. Je le regarde avec insistance, en mordillant mes lèvres. Mes yeux brillent d’un éclat animal. Il lève enfin la tête. Je rougis. Je n’ose pas demander. Mais il comprend tout !
    
    Ironique :
    
    — Tu veux ta branlée, gros cul ?
    
    Honteuse, j’acquiesce de la tête.
    
    — File sous la douche. Je ne ramone pas les ...
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