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Qui fait l'ange fait la chienne (9)
Datte: 09/11/2021, Catégories: Trash, Auteur: blueyes, Source: Xstory
Les premiers jours de ma nouvelle vie me réservaient d’autres surprises. Moins mouvementées forcément. Je n’étais pas nymphomane. Les dernières vingt-quatre heures, l’assouvissement avait été tellement intense ! J’étais sexuellement rassasiée. Mon corps aspirait à un peu de répit. Certes, si Thibaud l’avait exigé, je me serais encore et toujours donnée. Pour lui faire plaisir, mais en contredisant l’absence d’aspiration de ma chatte à la pénétration. Or, Thibaud ne forçait jamais. Il conquérait et, pour mieux assujettir, n’hésitait pas concéder le minimum. J’étais si candide. D’autant plus facilement manipulable que je me croyais affranchie, femme accomplie, dévergondée, sans doute même dépravée, mais ainsi, tellement épanouie. Et cette révolution intégrale, pratiquement sans transition. Une jeune vierge, en si peu de temps, débauchée par une passion exclusive. Du célibat à la vie maritale. De l’indépendance à l’allégeance sans condition. J’obéissais désormais à une loi supérieure : celle de Mon Homme. Tout était si nouveau. Si déstabilisant. Et pourtant, apparemment, je n’avais pas changé : mes cours à la fac, mes examens à préparer, toujours les mêmes copines, toujours le même environnement... Ma métamorphose était beaucoup plus profonde. Thibaud me possédait et je m’émancipais. Avec lui, la perte d’autonomie ; avec les autres, un gain d’assurance. En cours, je n’étais plus effacée. J’intervenais, j’affirmais mon point de vue, mon identité de femme pleine et ...
... radieuse. Moi, la suiveuse, je prenais l’ascendant sur Sandrine et Julie, mes meilleures amies, car, désormais, j’étais détentrice d’un savoir essentiel, évident, qu’elles ne pouvaient que m’envier. Les garçons ne m’intimidaient plus. Je soutenais leurs regards. N’hésitait plus à leur couper la parole. Les journées passaient à une vitesse folle. Après la fac, passer une petite annonce pour sous-louer mon appartement. Puis, charger ma Twingo du stricte nécessaire, trois valises et quatre cartons, et ainsi entériner mon emménagement chez Thibaud. Chez lui, prendre mes marques. Apprivoiser son territoire et, pour me rendre immédiatement utile, encouragée par son regard approbateur, entreprendre le ménage. Trouver ainsi ma place, celle d’une jeune femme charmante, toujours souriante, qui ne rechigne pas devant les tâches domestiques. Si serviable, car, puisque le frigo est vide, tout naturellement, je me propose de descendre faire les courses. Des qualités que, de toute évidence, Mon Homme juge appréciables : — Tu es trop cool, mon gros cul ! L’insulte, tant de fois réitérée, était intégrée, assimilée à un compliment. J’étais tellement jeune et naïve. Et, pour ne rien arranger, j’étais tombée sur un homme particulièrement retors. Son emprise sur moi n’était pas que sexuelle. Certes, le mâle, odieux, me tenait par la chatte. Mais le personnage, lui était autrement complexe. Autrement attachant. Et surtout dangereusement manipulateur. Doté d’une intelligence vive, ...