-
Qui fait l'ange fait la chienne (9)
Datte: 09/11/2021, Catégories: Trash, Auteur: blueyes, Source: Xstory
... cas, tout le contraire de ma disgrâce. Comment savoir ? Comment lever les soupçons ? Par l’inspection de sa chemise, de son pantalon, de son boxer, entassés sur une chaise ? Ses vêtements avaient-ils été les témoins, les complices, d’une débauche sexuelle ignoble ? Qu’ils avouent ! Mais je ne décelais aucune marque de rouge à lèvres, ne tirais le fil, fin et pernicieux, d’aucune chevelure blonde, je ne humais aucun effluve de parfum capiteux. Pas la moindre trace d’intimité féminine. Juste son odeur de mâle. Et elle me bouleversait. Les relents aigres de transpiration, loin de me rebuter, réveillaient dans mes entrailles un besoin animal. Mais j’étais inconsolable. Car inconsommable ! Une journée à la fac. Incommodée et contrariée. Dévalorisée par ces maudites règles. L’esprit, comme le corps, pollué. Ajoutez le manque de sommeil et multipliez le tout par les préjugés liés aux menstruations. Résultat : dans le ventre, une tension permanente, une impression de pression, un nœud d’ovaires, agglutinés, exprimant à intervalle régulier des glaires saignantes, rebutantes. A 17 heures, je vois Arthur pour la visite de mon appartement. On se met rapidement d’accord sur le loyer. Il est conciliant. Ne cherche pas à négocier. Il s’enquiert plusieurs fois de ma santé. Cette prévenance m’énerve. Je ne suis pas en sucre ! Je suis cassante. J’abrège le rendez-vous ! Je ne suis pas d’humeur ! Puis, je rentre. Épuisée autant nerveusement que physiquement, bien décidée à me ...
... coucher. Sans manger. Ne surtout pas affronter Thibaud. Je n’ai qu’une envie : m’éclipser dans la chambre, rideaux tirés, faire le noir, faire l’autruche. Mais avant, un détour obligé par la salle de bain. Culotte baissée, constater avec soulagement l’absence de fuite malencontreuse. Ouf, pas de souillure honteuse qui m’aurait échappée ! Extirper le tampon tout pourri de sang. Le jeter dans la poubelle. Un déchet interne, dégouttant, une extraction avilissante d’un vagin aux parois suintantes. Et maintenant, bouchons ce trou malodorant ! Sauf que : —— Allez ! A la douche, gros cul ! Je sursaute. Thibaud ! Torse nu, en train d’ôter son pantalon, son boxer. — Allez magne-toi ! — Mais... — Magne-toi, je te dis. Il bande comme un taureau. N’a-t-il pas conscience que ma grotte est un bourbier infâme ? A-t-il vraiment envie de ramoner un tel égout ? — Magne-toi, gros cul ! J’éprouve un trouble indescriptible. La honte enflamme mes joues, l’échauffement coupable, tel un lubrifiant fangeux, se répand dans mon sexe. Thibaud me pousse vers la douche, déclenche le jet chaud, vient plaquer à mon derrière sa turgescence et m’enlace. Une main emprisonne mon sein gauche, de l’autre, il me tend le pommeau de douche. Il me guide pour que je dirige le jet vers mon intimité. — Branle-toi, salope ! Et mon sexe palpite sous cette pluie et mon clitoris se gorge d’une soif inextinguible, le bourgeon gonfle, la fleur s’ouvre d’autant que les doigts experts de Mon Homme ...