1. Police polissonne (80)


    Datte: 08/11/2021, Catégories: Erotique, Auteur: Pikatchu, Source: Xstory

    ... panique.
    
    — Calmez-vous, ce n’est qu’un courant d’air ; vous ne risquez rien, dit le chef de service et s’adresse à son collègue : je pense qu’on va être obligé de lui prescrire des visites chez un psychologue.
    
    — Mais qu’est-ce qu’il se passe ? J’ai peur, s’alarme Sonia.
    
    — Ce n’est rien, nous allons nous occuper de vous. Je suis désolé de vous demander ça maintenant, mais avez-vous des souvenirs de ce qu’il s’est passé ? Prenez votre temps pour répondre.
    
    — Ça va aller. Oui, j’ai tout vu et ai eu très peur, je me suis vu mourir... Qu’est-ce que j’ai, mon épaule me fait très mal.
    
    — Je sais, votre ami nous a raconté, je vous augmente l’anti-douleur ; ensuite, que votre épaule vous fasse mal, c’est normal. La balle que vous avez reçue a fait des ravages, nous avons été obligés de vous poser une prothèse.
    
    — Non, ce n’est pas possible, mais comment je vais faire ? dit-elle en essayant de bouger son bras droit. Docteur, dites-moi la vérité, implore-t-elle.
    
    — Comme vous voulez, je vous montrerai les photos de la blessure si vous voulez, mais je vous préviens, ce n’est pas beau à voir. Dans l’urgence, nous vous avons installé une prothèse avec l’espoir que vous retrouviez la motricité, et les sensations que vous aviez auparavant ; pour le moment, il est trop tôt pour faire un pronostic. Vous avez subi un choc psychologique grave, et en plus de la rééducation, il faudra consulter une psychologue. Je pense que vous connaissez Anne.
    
    La psy de la police ? Si vous ...
    ... voulez, je peux la contacter.
    
    — Oui, je la connais et j’irai la voir dès que je vais sortir.
    
    — Sortir ? Pour le moment, c’est hors de question.
    
    — Le médecin-chef a raison, reprend le chirurgien. Il faut être certain que votre organisme ne rejette pas la prothèse et pour cela, il faut attendre au moins une dizaine de jours.
    
    — Ensuite, poursuit le chef de service. Il faut vous attendre à une mauvaise nouvelle... À moins d’un miracle, vous ne pourrez certainement pas pouvoir reprendre votre travail. À cause de l’état de votre épaule et comme vous êtes droitière, vous serez considérée comme handicapé, et ceci n’est pas compatible avec votre travail ; je suis désolé.
    
    Sonia encaisse sans rien dire, et le médecin reprend.
    
    — Vous savez, ce n’est pas une catastrophe en soi. Je peux vous dire que vous avez échappé de justesse à la mort et cela grâce au Commissaire Morard, mais il vous en parlera mieux que moi.
    
    Les yeux humides, elle demande d’une voix fébrile :
    
    — Il va pouvoir venir ?
    
    — Naturellement, il est déjà venu vous voir, mais comme nous vous avions mise dans un coma artificiel pour ne pas souffrir ; alors vous ne l’avez forcément pas vu. Émilie vous le préviendrez, dites-lui de venir quand il veut, pour les autres visites, ce sera aux horaires réglementaires. Voilà pour le moment, mais si vous avez besoin, n’hésitez pas. Bien, voyons cette cicatrice.
    
    Les médecins regardent la plaie légèrement suppurante, puis ils soulèvent le drap, et découvrent la ...
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