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Néons blafards
Datte: 28/10/2021, Catégories: Trash, Auteur: domindoe, Source: Xstory
... vides et autres balais-brosses et serpillières usagées, dans cette arrière-salle sordide et mal éclairée, si elle est bien énervée, elle leur fera sa spéciale chienne chaudasse dite serpillière du curé. Elle crapahutera à quatre pattes, moi sur son dos profondément planté dans la moiteur de son cul en tant que manche à balai ; la tronche en lave-pont, la langue au ras du sol, elle fera mine de déguster la mince obole que ces pèlerins auront crachée en se branlant sur son show. Des fois même, il lui arrive de la lécher vraiment, de se délecter de ce denier du cul à même la crasse, et de finir par ramper aux pieds de ces paroissiens dans la quête d’un orgasme obscène tellement elle n’en peut plus, tellement elle est excitée. Alors elle m’emmène dans sa folie, et je ne peux résister ; je décharge dans son cul, j’y laisse tant de moi qu’il semble que ça ne finira jamais, tant elle semble m’absorber tout entier, me gober par l’œillet, serrer les fesses et ne jamais me relâcher. Jeté dans un cul de basse-fosse, prisonnier d’un trou honorable, enfermé à perpétuité dans une cellule admirable, enfin une condamnation enviable. Il faut vraiment être obsédé pour cultiver cette Rose débauchée ! C’est pour le spectacle. Quoique... quoique. C’est pas que pour le show. Bien sûr, Rose aime que sa fleur soit admirée, mais quand on la tringle, elle s’accroche facilement aux rideaux. Le jeu de mots est comme la jouissance de Rose, facile et dépravé. Elle s’en fout, Rose. Foutre. ...
... Justement, ça tombe bien que le nom et le verbe soient identiques. Ça lui fait des économies de langue. La langue, cette mignonne que l’on a vue ainsi éclose, la conserve pour des occupations plaisantes. Moi, j’aime toujours les barges. Toujours. Plus que jamais. *** Pendant quelque temps, Rose, Lila et moi avons filé le parfait amour dégénéré. Les bistrotiers nous exploitaient pour sûr. Ils nous imposaient d’être des sortes de bêtes aux instincts dévoyés exhibées par une dresseuse de cuir noir dans une arrière-salle de bistrot en guise de cage de cirque. Nous nous laissions aller à ce confort malsain qui aiguisait nos appétits avilis et confortait nos désirs jamais rassasiés. Nous étions les jouets obscènes aux mains de ces pervers dépareillés, une matrone sèche et rêche aussi maigre que prête à casser ; un patron de bistrot et d’arrière-salle, gras et rondouillard, suant, hésitant, torve et lubrique. Mais on baisait, on bouffait, on baisait, on buvait, on baisait, on fumait, on fumettait et puis le reste. Surtout le reste, au bout d’un moment. Les nuits succédaient aux nuits, parfois entrecoupées de quelque matin blême. On gagnait un peu de pognon qu’on ne voyait jamais. C’était sur notre compte, qu’ils disaient. J’avais fini par obtenir des fringues neuves quoique la bistrotière m’aurait bien vu à poil ad vitam æternam, elle aimait beaucoup les oiseaux aux ailes déployées. De toute façon, les fringues, on n’avait pas vraiment le temps de les user. Après un certain ...