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Néons blafards
Datte: 28/10/2021, Catégories: Trash, Auteur: domindoe, Source: Xstory
... sans détour en tortillant du cul sous mes naseaux de bestiau salace. Elle aurait pu se faire tatouer les fesses à l’enseigne “Chaleurs perpétuelles”, ça n’aurait pas déparé. Avec un bel ensemble, la duègne de cuir noir et la Rose Verte m’ont lancé l’injonction. — Fais ton boulot ! Les ton et regard différaient, mais l’intention finale était la même. J’ai tenté l’introduction en grand classique, mais la place était déjà occupée par une ribambelle de boules enfilées à la queue leu leu qui ont refoulé ma queue. — Encule-moi ! a gémi la fille fleur et feuille. Étourdi que j’étais, la consigne était tatouée sur l’intérieur de sa belle paire de chairs ! Comme tout bon manuel, il suffisait de suivre les instructions. *** Rose cause. Rose cause beaucoup. Elle aime décrire ce qu‘elle ressent, elle aime exprimer ce qu’elle désire. Tout ça en termes crus et vulgaires. Car Rose adore être une traînée, une pute, une chienne ; mais autant par les mots que par les actes, être ce qu’elle dit comme entendre ce qu’elle est la fait jouir de tout son être. En prononçant ces termes, face à la caméra, elle confesse, elle avoue. Elle s’incarne de manière irrémédiable, indélébile, elle se tatoue. Madame la Bistrotière la grave sur la pellicule, et la vend pour que de vieux cochons s’en délectent. Et Rose sait que ces vicieux se branleront en la regardant jouir comme la chienne publique, la putain sans vergogne, la pouffiasse qui ne demande qu’à se faire dégommer la rondelle, ...
... en un mot la salope qu’elle est. Elle l’est, elle le dit, elle le fait. Et tout à l’heure, elle le refera, peut-être devant les mêmes, en direct live tout en leur suçant et leur aspirant les bourses pour leur vider la bourse. Un grand sac à foutre, voilà ce qu’est une vraie salope à leurs yeux, à ses yeux, à nos yeux. Un vide-couilles en distinction ultime. Et, avec un peu de chance, un d’eux gagnera le gros lot, il larguera sa dose de foutre sur sa gueule de garce fétide en la dégradant et l’insultant de tous les mots orduriers qu’il connaît. Si c’est un expert, un connaisseur capable de la faire dégouliner de mouille par ses outrages syntaxiques alors là, là Rose se branlera sous ses yeux. Les pétales abjectement offerts, elle blasphèmera sur ses seins laïques toute la dévotion dissolue dévolue à ces loches de bandaison massive ; et, lascive, elle exposera la vulgate charnelle de son bourgeon gonflé à la cyprine, minuscule déclencheur d’une majuscule apocalypse. Mieux encore, si ce jardinier lubrique est vraiment chanceux, la Rose sera tellement épanouie que sa corolle parfaitement ouverte, d’un baiser écarlate, dégustera une goutte de cette précieuse sève perlant d’une tige encore verte. Ou bien plus qu’une misérable goutte, elle avalera tout le flot de cette semence foutraque, qui sait ? Elle aime tellement ça, l’arrosoir de foutre et son jet de trique en déluge lexical jusqu’à l’outrance verbale. Au milieu des chaises empilées en vrac, des casiers de bouteilles ...