1. Néons blafards


    Datte: 28/10/2021, Catégories: Trash, Auteur: domindoe, Source: Xstory

    ... senti deux mains sèches qui s’occupaient de ma lance. Empaquetage Durex. À la place du latex, une armure aurait été préférable pour engager mon bélier dans la jungle de métal qui gardait l’entrée de la jouissance de Lila, estampillée “douleur préliminaire dont je suis l’esclave”. Pour les douceurs, on verrait plus tard.
    
    Lila était une barge, peut-être... Avec les barges, on pénètre le domaine du “jamais”. Je ne sais jamais si les barges sont vraiment barges, peut-être que j’en suis un moi-même, ce qui fait que je ne sais jamais faire le distinguo. Je n’ai jamais vraiment compris pourquoi je n’ai jamais pu résister aux femmes maso, celles qui veulent se faire du mal pour se faire du bien, jouir dans la douleur ou de douleur, je n’ai jamais su faire la différence. Je n’y peux rien, je ne leur ferai jamais de mal, jamais ; mais je leur fais mal, ça oui et jamais plus qu’elles ne s’en font.
    
    Gros anneaux aux tétons, innombrables lourdeurs aux lèvres grandes et petites, qui tirent les chairs vers le sol, les tordent et les déforment, et entrechoquent leurs tintements de délicieuses déchirures comme les verres d’apéro fraternisent en échangeant leurs souvenirs de beuverie dans un murmure cristallin, Lila était de cette engeance qui aime sentir en permanence peser sur elle le poids de sa turpitude et abreuve sa jouissance du risque de la brisure.
    
    — J’aime avoir mal, m’a-t-elle dit.
    
    C’était le mot de passe de notre reconnaissance. Ma bite s’est injectée de désir et s’est ...
    ... raffermie à cette affirmation. Plus que tout mot d’amour, qu’un compliment flatteur, qu’une longue caresse, qu’un morceau d’intimité charnelle dévoilée : un aveu pour mouiller, trois mots pour bander. Cette douleur avouée, Lila l’a chevauchée sans hésiter. Elle l’a enfoncée en elle. Juste assez pour que son fatras métallique reste libre et valdingue, juste assez pour que le métal veuille lui arracher les chairs, juste assez pour qu’il percute ma hampe et lui interdise le repos. La walkyrie a accéléré la cadence, son abricot s’est mis à couler comme un fruit blessé trop mûr. Elle s’est penchée sur moi prenant appui sur mes deux omoplates. Elle m’a susurré quelque chose que je n’ai pas compris.
    
    — Plus fort ! a gueulé la voix de duègne perverse.
    
    Du coin de l’œil, j’ai aperçu la bistrotière qui filmait derrière sa caméra VHS. Les mains emballeuses de ma queue lui appartenaient sûrement.
    
    — Fais-moi mal ! a supplié Lila tandis qu’elle m’inondait le bas-ventre de ses humeurs enthousiastes.
    
    Elle a fourré mes majeurs dans les anneaux accrochés à ses nichons et s’est redressée d’un seul coup. Mes paumes, enroulées autour de ses nibards, l’ont suivie, mais trop tard. La punkette a hurlé. Un hurlement de sainte damnée comme l’annonçaient ses tatoués. De plaisir, de douleur, les deux, impossible choix, tellement de larmes coulaient de sourires emmêlés.
    
    Ses reins se sont déchaînés. Ses fesses ont claqué mes cuisses. Il n’y avait plus de doute, elle me baisait. Elle me baisait ...
«12...567...10»