1. Une autre vie commence. (14)


    Datte: 13/10/2021, Catégories: Hétéro Auteur: Faunus

    ... prépare à expulser son hôte.
    
    Après avoir stationné la voiture sur l’emplacement réservé, il sortit rapidement du véhicule pour venir ouvrir la portière à Josiane. Elle lui sourit quand il tendit la main pour l’aider à sortir de l’automobile.
    
    — Tu vois, j’aurais préféré que tu sois moins têtue et que comme toutes les femmes tu prennes ce congé. J’aurais été beaucoup plus rassuré.
    
    — Je vais bien. Si j’étais restée chez nous, je me serais ennuyée. Ne fais donc pas cette tête.
    
    Pour sortir de la voiture, Josiane en souriant repoussa gentiment son mari. Déjà, elle se dirigeait vers l’ascenseur, Charles se dépêcha de refermer le véhicule pour la rejoindre. À son arrivée, il la trouva en train de discuter avec une employée.
    
    — Tu es courageuse d’être encore présente, tu es proche du terme si je ne me trompe pas. Moi, j’aurai pris ce congé, j’en aurais profité pour me détendre et me faire dorloter par mon homme.
    
    — Oui, la date arrive, c’est dans plus ou moins une semaine. La gynéco a beaucoup insisté, mais il paraît que je suis une tête de mule.
    
    — Ha ha ha ! C’est vrai que tu es du genre têtu. En attendant, je suis contente que tu ne me snobes pas.
    
    — Ha bon ? Et pourquoi aurais-je eu cette attitude ? Nous sommes amies depuis que j’ai été recrutée par la banque.
    
    — Ben, parce que tu es devenue la femme du directeur financier. Oh ! Pardon, monsieur, je ne vous avais pas vu.
    
    — Il n’y a pas de mal, mademoiselle Dupont.
    
    En découvrant Charles, la jeune femme ...
    ... piqua un fard, elle tourna les talons pour s’engouffrer dans la cabine d’ascenseur dont la porte venait de s’ouvrir. En souriant, il prit la taille de sa femme pour l’inciter à le précéder dans cet espace relativement restreint. Pour le trio, il n’y avait qu’une destination possible, il pressa le bouton correspondant à l’étage. Le court trajet se fit en silence, il se dit qu’avoir de la musique dans la cabine était utile pour ce genre de situation. Dès l’ouverture de la porte, l’employée s’éclipsa rapidement en baragouinant des mots incompréhensibles. Précédé par sa femme, il entra dans le bureau où il émit un petit rire après avoir refermé la porte.
    
    — Hé bien ! Je ne pensais pas faire peur à ce point.
    
    — Si ce n’est pas indiscret, que t’a dit la demoiselle Dupont.
    
    — Tu es un petit curieux, mais je vais te répondre tout de même. Elle m’a simplement dit qu’elle se serait arrêtée pour pouvoir se faire câliner par son mari. Elle m’a remerciée d’être toujours son amie et de ne pas avoir changé mon attitude envers elle.
    
    — Ha ha ha, elle n’est donc plus demoiselle, je ne la savais pas mariée. Tu vois, elle aurait pris ce congé.
    
    — Premièrement, de nos jours les gens se marient moins. Tu es vieux jeu, elle vit en concubinage.
    
    Josiane mettant ses mains sur les hanches s’était placée en face de lui. Charles éclata de rire en la prenant dans ses bras pour l’embrasser. Il se dit que plus le temps passait et plus il était amoureux de cette jeune femme, sa femme.
    
    — Hé ! ...
«1234...»