1. Une autre vie commence. (14)


    Datte: 13/10/2021, Catégories: Hétéro Auteur: Faunus

    — Ha ha ha ! C’est bien vrai ça !
    
    Il lui arrivait de soliloquer, mais ce matin alors qu’il se rasait Charles s’était exprimé de manière intelligible. Sa voix qui venait de résonner dans la salle de bain venait de provoquer l’apparition de la tête de Josiane dans l’embrasure de la porte.
    
    — Pourquoi ris-tu ? Qu’est-ce qui est vrai ?
    
    — Ha ha ha ! Mince, j’ai été pris en flagrant délit. Je pensais à notre mariage. Ce n’est pas important.
    
    — Oui, mais encore ?
    
    — J’avais toujours entendu dire que c’étaient les mariés qui s’amusaient le moins. Je pense que c’est vrai, même si cette journée m’a paru hors-norme. J’étais tellement attentif à veiller à ce que tout se passe bien que j’ai certainement raté énormément de choses.
    
    — Je reconnais bien là ton petit côté inquiet de nature. Ne t’en fais pas, je pense que nous avons vécu les mêmes sensations. L’essentiel a été que nos invités aient eu la possibilité de s’amuser pleinement.
    
    Son visage rasé de près portait encore quelques traces de savon à barbe. Après s’être essuyé les joues il s’approcha de Josiane pour la prendre entre ses bras. Il l’embrassa tendrement tout en lui caressant le corps. De bon matin, il aimait sentir le corps chaud de sa jeune épouse contre sa peau nue.
    
    — Mon amour, je te trouve magnifique. Hum ! Ce petit bidon prend de la place.
    
    — Mon coquin baratineur, il te gêne et tu te plaques tout contre. Ceci dit, la délivrance approche, mon utérus me le fait sentir.
    
    — Hou là ! Déjà, ...
    ... pourtant...
    
    — Ne t’affole pas, ce n’est pas pour tout de suite. J’espère que tu seras présent le moment venu.
    
    — Heu... Oui, oui bien sûr...
    
    — Quel enthousiasme ! Ha ha ha !
    
    — La vérité c’est que j’ai la trouille.
    
    Charles sentit les doigts de Josiane lui enserrer le sexe avec vigueur. Elle le regardait affichant un regard sérieux malgré le sourire.
    
    — C’est avec ton oiseau que tu as généré cette situation.
    
    — C’est que je vais avoir du mal à supporter de te voir souffrir. Il me semble bien que ce soit toi qui as planifié cette situation. Je ne regrette rien, bien au contraire, je suis heureux de devenir papa.
    
    Il lui avait répondu d’une voix tremblotante, preuve de son inquiétude pour cette journée qu’il était certain de ne pas oublier. En riant, Josiane lui asséna une claque sur ses fesses.
    
    — Allez ! Mon petit cœur ne t’en fais pas, c’est dans l’ordre des choses. Il faut nous secouer un peu. D’abord la douche, prendre un bon petit-déjeuner et ensuite aller au boulot. Des tonnes de papiers nous attendent. Ce matin, je te fais une fleur, c’est toi qui nous emmènes à la banque.
    
    Ce qu’elle venait de dire avait fait sourire Charles. Depuis le changement de véhicule, sa petite femme avait tout fait pour éviter de lui laisser le volant. Lors de la livraison la nouvelle voiture était beaucoup plus grosse et équipée d’un tas d’options ; il avait pensé pendant cinq minutes qu’elle ne la conduirait pas.
    
    — En es-tu certaine ? Dès que tu as vu l’auto, tu m’as dit que tu ...
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