1. Une autre vie commence. (14)


    Datte: 13/10/2021, Catégories: Hétéro Auteur: Faunus

    ... Doucement, tu m’étouffes ! Monsieur le directeur, il est temps de nous mettre au travail.
    
    En riant, elle le repoussa pour aller chercher le courrier qui attendait dans les panières du secrétariat. Charles pénétra dans son bureau pour aller consulter l’éphéméride. De mémoire, il savait déjà que la journée serait chargée. Chacun dans son espace de travail, ils entamèrent leur journée de labeur. Fidèles à leurs habitudes, ils échangeaient de temps à autre de courtes phrases émaillées de mots tendres. Malgré la quantité de documents qu’il avait à lire, à corriger et à signer, il ne pouvait empêcher son esprit de vagabonder. Il pensait souvent à Josiane et à la sérénité qu’elle affichait. « Comment peut-elle être aussi détendue ? Un accouchement ce n’est pas anodin. » Il se mordit la lèvre, attendant qu’elle parle. Comme il n’y eut pas de réaction, il en déduisit qu’elle ne l’avait pas entendu, il soupira de soulagement. Une brève sonnerie le ramena à la réalité de l’instant, une voix féminine se fit entendre dans l’appareil.
    
    — Pardon de vous déranger, monsieur le directeur financier. Monsieur Samuel... vous demande de venir participer à la conférence audio visuelle dans son bureau.
    
    — Ha bon ? C’est que je suis pas mal occupé, nous avons un surcroît de travail et en plus j’ai les bilans trimestriels à vérifier et à valider.
    
    — Le patron a insisté, il m’a précisé que votre présence est requise, qu’elle lui sera d’une grande utilité. Que dois-je lui dire ...
    ... monsieur ?
    
    Charles se dit que le chef d’agence devait avoir une bonne raison pour faire cette demande de cette manière. Habituellement, il aurait directement décroché le téléphone pour le solliciter. Cela l’incitait à penser que ladite conférence avait déjà commencé.
    
    — Monsieur ?...
    
    — Oui, oui, dites à Sam que je le rejoins dans la salle de conférence.
    
    En se levant brusquement il expédia son fauteuil contre la baie vitrée, qui résonna bizarrement sous l’impact. Pendant quelques secondes, il crut qu’il venait de briser le verre. « Journée de merde, ouf ! Il n’y a rien de cassé. » Cela l’agaçait au plus haut point, mais il devait y aller.
    
    — Mon amour, je dois aller voir Samuel dans la salle de conférence. J’ai l’impression qu’il y a une liaison avec la maison mère et Samuel me demande de participer à l’échange par écran interposé.
    
    — Oui, je t’ai entendu parler avec Alice Dupont, c’est drôle parce que normalement Samuel te sollicite directement.
    
    — C’est ce qui me fait penser que la discussion a déjà commencé. Je dois y aller, cela m’ennuie de te laisser seule. Je t’aime.
    
    — Je t’aime aussi mon gros bêta, je vais bien, tu me retrouveras à la même place à ton retour. Allez ! Maintenant file, sinon le grand patron va s’impatienter, beurk, rien qu’en pensant à lui j’ai mal au cœur.
    
    Charles quitta le bureau de sa secrétaire en riant. Tout en pressant le bouton dans la cabine d’ascenseur il se demandait ce qu’il y avait d’urgent. Il sourit en entendant la musique diffusée. Il ...
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