1. Une romancière en herbe


    Datte: 12/10/2021, Catégories: f, hplusag, prost, amour, fsoumise, cérébral, revede, conte, Auteur: Maryse, Source: Revebebe

    ... le visage défait, les joues rougies d’excitation, les yeux étincelants de désir. Était-ce à cela qu’elle aspirait ? Succomber à cette furieuse envie de démesure, à ce désir éperdu de jouissance paroxystique ? Les remords l’assaillirent et, incapable d’en supporter davantage, elle s’enfuit comme si elle était poursuivie par une horde de démons.
    
    Lorsqu’elle se jeta sur son lit, la culpabilité laissa la place à la fureur. Tu es tentée par le vice, eh bien, tu vas t’en repentir, se dit-elle pleine de rage, sentant monter en elle une pulsion cruelle pour son corps qui ne demandait qu’à souffrir pour expier. Ses doigts se libérèrent, comme s’ils ne lui appartenaient plus, comme s’ils étaient animés d’une volonté propre. Elle s’infligea de cruels pinçons sur tout le corps, insistant plus violemment encore sur les pointes durcies de ses seins. Sa respiration devint plus saccadée et s’entrecoupait de petits râles plaintifs. Elle se sentait submergée par une espèce de frénésie incontrôlable qui la poussait à aller toujours plus loin. Elle se mit à tirer ses lèvres intimes, distendant les chairs tendres. La douleur qu’elle s’infligeait exacerbait son propre désir, la propulsait dans une volupté indescriptible. Elle voulait souffrir pour se punir et aussi pour accéder à la jouissance purificatrice.
    
    La montée de son plaisir devenait inexorablement liée à la douleur. Celle-ci attisait son excitation, rendait son corps plus réceptif, plus sensible… Le stimulait. Souffrance et ...
    ... plaisir se confondaient. Les limites se brouillaient. Son sexe trempé de cyprine la brûlait, emplissant la pièce d’une odeur forte et capiteuse. Sa chambre était devenue le temple de la divinité du plaisir et du sexe dont les traits étaient ceux de Margot. Ses caresses s’intensifièrent en un tourment exquis. Convulsivement, sa tête allait de gauche à droite comme pour nier le ravissement inconcevable qu’elle ressentait sous l’effet de la délicieuse torture qu’elle s’infligeait. Son corps entier, pris de frénésie, en réclamait toujours plus. Ses mains vinrent presser, pincer en tournant, les mamelons tendus de ses seins gonflés. Elle se mit à haleter, à râler, à gronder sans discontinuité. Elle gardait les yeux fermés pour se concentrer sur les sensations toutes nouvelles qu’elle était en train de découvrir. La douleur qui irradiait sa poitrine se propageait à la vitesse de l’éclair le long de son ventre et avivait le brasier qui la consumait. Son sexe pulsait en contractions de plus en plus violentes. Un flot mouillé s’y échappait et s’écoulait le long de ses cuisses. À plusieurs reprises, elle crut défaillir de plaisir. Soudain, au moment où elle n’y croyait plus, tout son corps se tendit. Elle laissa échapper un long cri strident, ses reins se creusèrent, le corps tétanisé. Venue du fond de son bas-ventre, une vague la soulevait. Enfin, sur une ultime caresse, elle exulta dans la violence d’un orgasme qui la fit retomber sur le lit, hors d’haleine, à peine consciente… 
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