1. Quadrifoglio


    Datte: 11/10/2021, Catégories: fh, fffh, couple, grossexe, grosseins, groscul, campagne, fsoumise, noculotte, ffontaine, entreseins, Oral fdanus, fsodo, délire, enfamille, Auteur: Roy Suffer

    « Ma famille est un quadrifoglio », clamait le patriarche qui avait à quatre reprises tenté d’avoir un garçon. Mais il avait eu quatre filles. Quatre de ces beautés calabraises, toutes aussi belles que différentes. Elles ont vite quitté le cocon familial, un trou perdu dans les collines abruptes de Calabre, crotte de mouche sur la carte et ravitaillé à dos de mulets. Plus maintenant, bien sûr, le goudron est passé aussi par là, mais le grand-père avait connu cette époque. Entre Naples et Rome, elles firent quelques études, mais très peu, se consacrant essentiellement à chasser le beau parti. Et elles y réussirent plutôt bien.
    
    L’aînée s’engagea dans les mouvements étudiants, y fit la connaissance d’un fils de famille aisée qui, quelque temps plus tard et Berlusconi aidant, se retrouva député. Des quatre, Francesca avait certainement le physique le plus équilibré : grande, mais sans trop, de magnifiques yeux verts et des formes généreuses sans excès. L’avant-dernière, Leila, avait à peu près les mêmes atouts, mais, étant beaucoup plus petite, paraissait un peu boulotte. Ce qui était faux, car nu, son corps révélait une grande féminité et certaines finesses, comme ses attaches, sa taille marquée et son ventre plat, mais elle était très difficile à habiller. Elle épousa cependant un gros négociant en fruits et légumes qui n’avait nul besoin de politique pour asseoir sa fortune. La dernière, Regina, était la plus grande, longiligne et mince, un visage assez dur aux pommettes ...
    ... et menton saillants, ce qui ne l’empêcha pas de faire succomber un chirurgien de renom.
    
    Et la seconde, me direz-vous ? La seule peut-être qui ait étudié sérieusement, les beaux-arts et la musique. Des choses qui ne servent à rien, du moins pour remplir une assiette. Mais comme c’était aussi la plus chétive, à la fois petite et mince, cette jeune fille pouvait se nourrir toute une semaine avec une botte de radis et un fromage blanc de chèvre. Avec deux diplômes inutiles en poche, l’un des beaux-arts, l’autre de flûte traversière, Claudia revint au bercail, vivant de l’air du temps et le l’hospitalité de ses parents. Hélas, ceux-ci se trouvèrent un jour au mauvais endroit et au mauvais moment. Le bus qu’ils avaient pris pour Cosenza, où le père devait voir son notaire et la mère faire quelques emplettes, croisa un camion fou et fut précipité dans le ravin. Les quatre filles devinrent d’un coup orphelines. D’un commun accord, héritant de la maison familiale en indivision, elles décidèrent de conserver ce patrimoine, ayant plus de valeur affective que financière, et Claudia continuerait d’y vivre et de l’entretenir.
    
    Un autre accord, plus discret celui-là, fut passé entre les trois autres sœurs pour aider « l’artiste de la famille » à vivre décemment. Aisées, voire riches, elles prirent à leur charge les taxes de la maison et laissaient quelques billets dans un pot de la cuisine à chacun de leurs passages. Ainsi, quand un rare besoin se présentait, Claudia se hissait sur la ...
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