1. La boulette


    Datte: 07/10/2021, Catégories: fh, jeunes, parking, fsoumise, hsoumis, Oral fdanus, hdanus, initiatiq, Auteur: Franckosaurus

    Précédemment : «Travaux d’approche », «Manipulations » et «Oraux »
    
    Fabienne est la meilleure amie de ma sœur, on a vingt ans en cet été 1995. On se découvre, posément, sans tabous, sans amour non plus. Bien qu’étant toujours vierges, nous avons déjà découvert nos corps, et nous sommes fait jouir…
    
    Le lendemain, j’appelle Fabienne depuis le boulot. On a beau avoir partagé des trucs bien hard, c’est pas ma copine, on ne s’est jamais embrassé (c’est dingue), et on est toujours des puceaux. C’est donc un entretien bref et concis, « rdv 19 h au café de l’Europe, la séance est à 21h, OK ? OK, à tout’. »
    
    C’est un mercredi looong, pas grand monde au magasin, les gros clients à devis sont pris par les titulaires, ce qui est normal. Je m’occupe des bricoles, sauf qu’il n’y en a pas beaucoup. Enfin 18 h 30, j’enfourche mon vélo, pédale vite, mais sans suer, l’attache devant le café de l’Europe, m’assois à la terrasse de façon à avoir un angle de vue dégagé, et commande un Martini. J’ai à peine allumé une cigarette que je l’aperçois, déboucher des Allées Mortarieu. Docks rouges, 501 avec grosse ceinture, ample tee-shirt rouge rentré dans le jean, perfecto court noir, queue de cheval, créoles rouges, un beau rouge vif sur ses lèvres. Elle ne m’a pas vu j’ai l’impression, sa démarche a changé. Elle est plus assurée, moins gamine. J’ai vraiment de la chance, de l’observer ainsi, à son insu, c’est une gazelle, je suis le chasseur.
    
    Je lui fais signe, elle le remarque en souriant. ...
    ... Je me lève, passe une longue seconde lorsque l’on est l’un devant l’autre, puis on se fait la bise, comme deux copains de classe. Elle porte un parfum frais, floral.
    
    — Tu prends quoi ?
    — Rien. Finis ton verre, j’aimerais aller à ce mexicain qui vient d’ouvrir.
    — OK.
    
    Le restau est à l’autre bout du centre-ville, qui n’est lui-même pas bien grand, juste une longue rue piétonne à parcourir. On marche ensemble côte à côte puis je la laisse partir devant.
    
    — Et bé, qu’est-ce que tu fais ?
    — Rien, rien. Juste marche devant, s’te plaît.
    
    Je mate ce beau cul bien moulé par son jean, que j’espère bien bourrer ce soir. Parfois elle se retourne et sourit, bien sûr qu’elle a compris. On arrive et s’installe, seuls à la terrasse, Montauban l’été, y’a pas foule, hein. J’ai pas envie de me prendre la tête, on se prend des trucs à picorer, arrosés à la bière Sol.
    
    — Dis donc, t’es partie comme une voleuse, avant-hier !
    — Je sais, je sais, d’un coup, oui. Et bé, j’ai flippé complet par rapport à ce qui venait de se passer. Ça va vite non ?
    — Je vois pas du tout ce que tu veux dire, dis-je en me tâtant la bouche avec index, majeur et annulaire réunis en cône.
    — Putain ce que tu peux être con quand tu t’y mets.
    — Ah peux pas m’en empêcher, faut faire avec ma grande.
    
    Je trempe le bout des doigts dans le guacamole, puis les dirige vers sa bouche.
    
    — Et oh, mais ça va pas ou quoi ?
    — Rhô, vas-y, y’a personne.
    — Je suis pas ta pute.
    
    J’ai pas l’air con à sucer mes doigts. ...
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