1. Maison d'arrêt (2)


    Datte: 02/10/2021, Catégories: Transexuels Auteur: TALON1314

    ... épaules et ma coiffure était très androgyne. Je trouvais un serre-tête parmi tous les accessoires qu’avait apportés Paulo. Cela me permettrait de tenir mes cheveux en arrière pendant que je me maquillerais. Il était rouge avec une rose sur le côté. Il allait très bien avec ma robe et mes cheveux blonds. Il me donnait à la fois l’allure d’une jeune fille sage et d’une étudiante lubrique.
    
    Fond de teint, fard à paupières, mascara... Peu à peu, mon visage avait pris une allure féminine. Je terminais par la touche finale : mes lèvres. Il fallait qu’elles soient pulpeuses et tentantes. Je les recouvris d’une épaisse couche de gloss rouge vif.
    
    Mais que j’étais sotte. Mais non, je n’avais pas fini. Il restait mes ongles ! Ils n’étaient pas très longs et je me jurais de les laisser pousser. Je voulais avoir des griffes de panthère ! Mais pour le moment, une touche de vernis rouge vermillon ferait l’affaire.
    
    J’admirais le résultat devant la glace tout en soufflant sur mes doigts pour faire sécher le vernis. Je prenais des poses vulgaires en tendant mes lèvres de façon suggestive, en ...
    ... posant un doigt innocent dessus, en faisant mine de le sucer... Enfin bref, je me mettais dans la peau d’une salope et j’adorais ça.
    
    — Hum-Hum !
    
    C’était de nouveau Paulo. Décidément, il avait l’art d’entrer dans ma cellule sans que je l’entende. Ou alors, c’est que j’étais trop occupé à jouer à la pute !
    
    Est-ce qu’il m’avait vu faire mes mimiques, prendre mes poses vulgaires ? J’espérais bien que oui.
    
    Je me levais et me retournais vers lui pour me faire admirer
    
    — Alors qu’en penses-tu ?
    
    Il avait la bouche grande ouverte et la langue pendante du loup de Tex Avery. Il ne pouvait pas me faire de plus beau compliment.
    
    J’eus envie de le taquiner
    
    — Non, mais dit-on. Je ne pense pas que le boss sera content de savoir que tu bandes en voyant sa femme !
    
    Son visage devint subitement livide.
    
    — Oh non, ne lui dis pas. S’il l’apprend, je suis m...
    
    J’éclatai de rire.
    
    — Je t’ai bien eu. C’était pour le cercueil.
    
    — Tu n’es vraiment qu’une petite garce !
    
    — Non, tout simplement une femme. Allez maintenant, conduis-moi devant mon homme. J’ai hâte de le faire BANDER ! 
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