1. Trois hommes dans un bateau (sans oublier leur chibre) (1)


    Datte: 01/10/2021, Catégories: Divers, Auteur: Mir, Source: Xstory

    ... et me parle de ses maîtresses, le tout gratuitement. Il me conseille en général de moins de masturber et davantage baiser.
    
    Je me rendis donc chez lui.
    
    — Et bien, qu’est-ce qui t’amène encore ? Toujours des inquiétudes sur la santé de ta virilité ?
    
    — Ecoute, mon vieux, vu mon état, le temps me manque pour te détailler ce que j’ai, je serai mort avant. Pour résumer : j’ai tout. Toutes les maladies vénériennes, de A à Z.
    
    Devant son regard sceptique, j’ajoutai en marmonnant : « Sauf les morpions. Mais c’est d’un commun, hein, mon vieux… »
    
    Je lui expliquai comment ma lecture au British Museum m’avait révélé ma condition de malade universel des choses de Vénus.
    
    Il me fit sortir ma verge, pour une fois molle, m’examina, me fit pencher en avant, soupesa mes bourses, m’enfonça un doigt dans le fondement. Après cet examen approfondi, il s’assit, rédigea une ordonnance qu’il plia et me tendit. Je la pris sans la lire et sortit.
    
    Arrivé à la pharmacie de mon quartier, je la donnai au pharmacien. Il la lut et me la rendit avec un regard réprobateur en s’excusant mielleusement de ne pas être en mesure de me satisfaire.
    
    — Vous n’êtes pas pharmacien ? demandai-je.
    
    — Si, justement, pas souteneur de bordel, me répondit-il, l’air pincé.
    
    Même s’il chuchota, vérifiant que sa femme qui l’aidait en officine n’était pas à proximité : « J’ai une meilleure adresse, par contre, si ça vous intéresse », en tapotant le papier déplié.
    
    Je lus donc la fameuse ordonnance. ...
    ... Voici ce que me prescrivait mon ami médecin :
    
    — Une bonne branlette le matin au réveil pour se mettre en forme, une petite branlette le soir pour mieux dormir. Coucher à onze heures précises, après avoir éjaculé et s’être nettoyé, ou avoir fait nettoyer par la bonne si elle est complaisante.
    
    — Trois ou quatre passages par mois au bordel de Betsy Bottom, ses filles sont saines : tu n’y attraperas rien.
    
    — Et arrête la masturbation intellectuelle sur les dictionnaires médicaux, ça te réussit encore moins que la masturbation tout court. Plutôt que de te bourrer le crâne de tristes bêtises, va bourrer les filles de joie.
    
    Je suivis ses instructions. Je remplaçai simplement quelques branlettes par les délices buccaux qu’acceptait de temps à autres de me prodiguer ma bonne (sa langue s’enroulait délicieusement autour de ma tige, accélérant ma jouissance, et elle avalait tout avec un regard éperdu de désir, m’évitant d’avoir à me nettoyer. Il fallait simplement qu’ensuite je reprenne assez de vigueur pour la foutre en levrette et la faire jouir à petits cris aigus sans l’emplir de ma semence, sinon elle boudait et refusait de me sucer toute une semaine) Résultat : j’eus la vie sauve, et cela dure toujours. C’est ce que fait un bon médecin doublé d’un bon ami : il vous sauve la vie.
    
    C’est ce que j’expliquais parfois au bordel de Betsy Bottom, où j’aimais à rappeler que j’étais là « sur ordonnance de mon ami médecin » : quand une fille me suçait en me fourrant un doigt, je ...
«1234...8»