1. Trois hommes dans un bateau (sans oublier leur chibre) (1)


    Datte: 01/10/2021, Catégories: Divers, Auteur: Mir, Source: Xstory

    Peu de livres m’ont autant fait rire, même après multiples relectures, queTrois Hommes dans un bateau (sans oublier le chien) de Jerome K. Jerome. Mais il va de soi que sans la morale étriquée de son époque, l’auteur n’aurait pas passé sous silence bien des aspects primordiaux de sa vie et de ce voyage loufoque en compagnie de ses amis et de son chien. Voici donc une version libérée de cet immortel (et libre de droits) roman, restituant les essentielles préoccupations de George, Harris, Jerome et Montmonrency.
    
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    Chapitre 1
    
    TROIS SOUFFRETEUX. – LES MISÈRES DE GEORGE ET DE HARRIS. – LE PATIENT AUX CENT SEPT MALADIES DE VENUS. – REMÈDES ÉPROUVÉS. – LES SURMENÉS QUE NOUS SOMMES ONT BESOIN DE REPOS. – UNE SEMAINE SUR LES FLOTS AGITÉS. – GEORGE PROPOSE LA TAMISE. – MONTMORENCY BOUDE LE PROJET. – L’IDÉE DE GEORGE ADOPTÉE À UNE MAJORITÉ DE TROIS CONTRE UN.
    
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    Nous étions quatre : George, William Samuel Harris, moi-même, et Montmorency. Réunis dans mon salon, nous fumions (sauf Montmorency, qui se léchait l’arrière-train) et causions de nos misères – nos misères physiologiques et sexuelles, bien entendu.
    
    Il est vrai que nous nous sentions plutôt mal en point et cela ne manquait pas de nous inquiéter. Harris déclara qu’il éprouvait parfois de tels accès de vertige qu’il ne savait presque plus ce qu’il faisait, et George nous assura qu’il en allait de même pour lui, à ...
    ... cette différence près que lui ne savait plusdu tout ce qu’il faisait. Cela expliquait, d’après lui, toutes les femmes qui lui couraient après en brandissant des nouveau-nés braillards.
    
    Chez moi, c’était les hormones qui n’allaient pas. J’en étais convaincu parce que j’avais lu une réclame pour un produit pharmaceutique contre le dérèglement hormonal. On y détaillait tous les symptômes susceptibles de vous apprendre que vous avez les hormones détraquées. Je n’en présentais aucun, mais j’étais sûr que les érections de plus d’une demi-heure, mon envie à toute heure du jour de fourrer n’importe quelle femelle en âge d’être mariée et les longues masturbations nécessaires pour pallier aux deux maux précédents en étaient le signe.
    
    C’est un fait : je n’ai jamais pu lire ce genre de document sans me croire atteint du mal en question, que j’en présente les symptômes ou pas – car n’oublions pas les cas asymptomatiques, les cas originaux présentant de nouveaux symptômes, voire les cas effrayants de nouvelles maladies pires que celles décrites.
    
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    Je me souviendrai toujours de ma dernière visite au British Museum ; je souhaitais consulter un dictionnaire médical des maladies de Vénus, étant revenu du bordel de Miss Lizzie avec de tenaces démangeaisons. Harris prétendait que c’était la gale ; George, toujours encourageant, avait suggéré la lèpre. Je pensais plutôt à une mycose bégnine. Je consultai donc le dictionnaire à l’entrée me ...
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