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Les Valseuses
Datte: 27/09/2021, Catégories: magasin, vengeance, contrainte, dispute, nopéné, nonéro, policier, Auteur: Jane Does, Source: Revebebe
... situées les autres ? Celles susceptibles d’avoir filmé… l’incident ? — Une sur votre gauche à une quinzaine de mètres, une seconde dans la direction opposée… et une troisième placée plus loin vers la sortie. La dernière ne servant que pour les caisses. — … ! Alors, vous pouvez me remettre une copie des images de ces deux yeux électroniques situés à droite et à gauche. — Le mieux serait sans doute que je vous remette toutes les vues de ce matin depuis l’ouverture jusqu’à votre arrivée sur les lieux ? — On peut faire comme ça aussi. Oui. Finalement, c’est mieux. — C’est plus facile pour nous de vous donner l’ensemble plutôt que de fouiller et de faire un tri. Nous aurions dû faire cela à votre première demande. — Oui ! On ne peut pas penser à tout. Vous avez assisté à la scène depuis votre bureau ? — À la fin, lorsque le mec était par terre, suite au coup de sabot de la femme. J’ai envoyé dare-dare mon équipe sur le terrain. Au moins pour les séparer. Une vraie furie, cette nana. — Votre sentiment sur l’incident ? — Je ne sais pas vraiment ! Elle n’avait pas l’air d’une folle, avant ! Du reste, nous ne l’avions pas en point de mire. Elle remplissait son caddie tranquillement. Remarquez que le type non plus ne nous avait pas paru louche ! — Ah, Monsieur Madeira… Jean-Louis… mon collègue que j’ai remplacé m’a dit qu’un truc lui avait paru étrange chez ce…« singulier client ». Il marchait bizarrement. Je ne sais pas ce que ça veut dire, mais il avait une drôle de façon ...
... de faire glisser son pied droit sur le sol. Rien d’inquiétant en matière de vol bien entendu, mais assez surprenant pour que Jean-Louis s’en soit souvenu, à contrecoup ! — Et votre Monsieur Jean-Louis… il porte quel nom de famille ? — Châteaux… oui Châteaux avec un X, il y tient. — Il est de repos ? Vous pouvez me communiquer aussi ses coordonnées, adresse, téléphone… — Oui ! Oui naturellement. Nous sommes là pour collaborer avec la police. Tenez ! Les bandes vidéo et tout ce qui concerne notre collègue. — Merci ! Messieurs, bonne fin de journée. *********** Commissariat - Poste de travail de Loïc Mangin : second passage — Tiens Loïc ! Voici tout ce que les caméras ont enregistré de huit heures et demie du matin jusqu’après la bagarre. Tu as de quoi faire. — Merci du cadeau… tout ça pour un coup de patte dans les cacahouètes d’un guignol ? On devrait mettre cette folle en cage pendant quelques mois pour lui apprendre à respecter les burnes masculines. — Contente-toi de visualiser les images au lieu de disserter sur la noirceur de l’âme humaine. Tu aimerais que ta copine se fasse passer la main au cul dans un supermarché ? Parce que, si elle a raison, c’est juste de l’autodéfense. — Ouais… tu as sans doute raison. Mais bon, on devient vite idiot devant des faits qui se répètent trop souvent. Tu crois qu’elle s’est seulement défendue ? — Je n’en sais rien ! Je me borne à faire mon boulot tout bêtement. Elle donne une version, et la sienne n’est ni meilleure ni ...