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Les Valseuses
Datte: 27/09/2021, Catégories: magasin, vengeance, contrainte, dispute, nopéné, nonéro, policier, Auteur: Jane Does, Source: Revebebe
— Bonjour ! Je suis l’inspecteur Mathis. Ça vous prend souvent, d’agresser les gens de cette manière-là ? — Je ne l’ai pas agressé ! Je me suis simplement défendue. — Bien ! Alors voyons voir un peu. Vos nom, prénom et adresse ! — Sophie Delacre, vingt-sept ans. Vous ne pouvez pas m’enlever ces trucs qui me scient les poignets ? — Ces trucs, comme vous dites, sont des menottes pour assurer notre sécurité et celle de l’homme à qui vous avez mis un coup de pied. — Je vous répète que je n’ai fait que me défendre. Il doit bien y avoir des caméras dans ce foutu supermarché ! Quand une personne fauche un objet, les vigiles rappliquent à toute allure et là, je suis agressée, je me défends et personne ne voit rien ? — Commencez par vous calmer. Donnez-moi votre version des faits. — Bon ! Je suis passée dans l’allée et un homme s’est baissé pour attraper une boîte sur le rayon le plus bas des présentoirs. — … je vous écoute ! Donc ce type à qui vous avez donné un furieux coup de pied se baisse et… ? — Lorsqu’il s’est relevé, il en a profité pour me passer la main aux fesses. Et je ne suis pas là pour qu’un inconnu assouvisse ses fantasmes. — Vous êtes certaine de ce que vous avancez ? Parce que je vous assure, sur la bande communiquée par la direction du magasin, on voit bien le gars se relever et puis vous qui lui envoyez votre chaussure dans les valseuses. Regardez vous-même ! — Attendez ! Si je vous dis que le guignol m’a tripotée, je ne suis pas totalement cinglée ...
... tout de même. Vous n’allez pas me faire croire qu’il n’y a qu’une seule caméra qui surveille l’ensemble des allées… peut-être que sur d’autres images, vous le verrez plus nettement faire. De plus, je suis presque certaine que quelque chose de louche se trouve, trouvait sur sa chaussure aussi. — Comment ça ? Expliquez-vous ! — Il avançait souvent sa godasse entre les jambes des femmes qu’il croisait. Pourquoi c’est moi qu’on interpelle ? Je vous assure que ce type m’a agressé sexuellement en me tripotant le derrière. — Ça, c’est votre version, et puis quand bien même, personne n’a le droit de se faire justice tout seul. — Vous vous entendez parler, là ? Comment je dois le prendre ce que vous me racontez ? Les mecs ont donc le droit de nous passer la main au cul, de nous tripatouiller et nous devons faire comme si rien ne se passait ? — Vous allez vous calmer, oui, ou je dois faire appel à un médecin ? — Pourquoi suis-je mise en accusation alors que c’est ce sale bonhomme qui m’a collé ses pattes sur le derrière ? Ça vous semble logique à vous ? Dans cette histoire, la victime c’est moi, que je sache. — Nous n’avons rien sur les images qui accréditent votre version de ce qui s’est passé. Lui dit que lorsqu’il s’est relevé, avec dans la main sa boîte de pois chiches, vous lui avez asséné un violent coup entre les jambes. — Pour le coup, je dis oui ! Mais s’il s’est ramassé mon pied à cet endroit-là, c’est surtout parce qu’il venait de me coller ses doigts dans la culotte, ...