1. L'ambassade ouest-européenne


    Datte: 28/07/2018, Catégories: fh, ff, fhh, Oral Humour policier, Auteur: Gufti Shank, Source: Revebebe

    ... vous en prie, laissez-moi passer un appel…
    — Nous… nous n’avons pas de téléphone.
    — Alors, venez, regardez.
    
    Elle ressort jusqu’au mur d’enceinte de la propriété, et d’un bras tendu, désigne la route.
    
    — Regardez, vous voyez ?
    
    Hésitants tout d’abord, ils finissent par la rejoindre et observent un court instant la route qu’elle leur indique.
    
    — Qu’y a-t-il ? finit par demander l’un d’eux.
    — Ma voiture. Elle est tout là-bas, je l’ai laissée sur le bord de la chaussée.
    
    Ils font des efforts désespérés pour tenter d’apercevoir quelque chose. Pendant qu’ils sont ainsi concentrés, on devine derrière eux dans l’ombre les silhouettes vêtues de noir d’Alicia et Julia qui escaladent subrepticement mais avec célérité le mur d’enceinte de l’ambassade et se glissent jusqu’à la porte d’entrée principale, devant laquelle les deux hommes montaient précédemment la garde. Sans un bruit, elles l’ouvrent.
    
    — Ils sont cons, ces gangsters ! chuchote Alicia en souriant. Ils prennent des otages, mais ils oublient de fermer la porte à clé…
    — Chhhut ! répond Julia en entrant.
    
    Julia et Alicia progressent silencieusement dans un couloir désert et sombre, agrémenté sur toute sa longueur par diverses statues, et seulement éclairé par les lueurs de la ville qui pénètrent par les fenêtres. Elles passent devant plusieurs portes fermées, prenant bien soin d’écouter attentivement pour détecter quelque éventuelle présence. Mais elles poursuivent et parviennent à un angle du corridor. Tandis ...
    ... qu’Alicia regarde en arrière, guettant, Julia, ne se montrant pas, jette un œil plus loin et aperçoit un autre garde, cagoulé, qui se tient debout, un pistolet-mitrailleur à la main, devant une porte fermée sous laquelle on voit filtrer un peu de lumière. Elle se recule quelque peu et explique à l’autre jeune femme, chuchotant à son oreille :
    
    — C’est probablement là que sont retenus les otages, mais il y a un autre garde devant la porte.
    — J’ai une idée, lui murmure Alicia en retour. Déshabille-toi.
    
    Julia la regarde sans comprendre, tandis qu’elle-même sort de son sac le vibromasseur et commence à se dévêtir.
    
    — Allez ! insiste-t-elle.
    
    Les deux jeunes femmes ôtent leurs combinaisons et leurs chaussures qu’elles vont discrètement cacher avec leurs sacs derrière une des nombreuses statues qui ornent le couloir par lequel elles sont arrivées. Puis Alicia, le faux vibromasseur à la main, se jette littéralement sur sa collègue, la plaquant contre le mur et l’embrasse à pleine bouche en glissant son autre main entre ses cuisses. Julia referme ses mains sur les fesses d’Alicia et se met à gémir très fort. On entend aussitôt des bruits de pas de course qui se rapprochent ; le garde arrive au tournant du couloir et pointe vers elles son pistolet-mitrailleur.
    
    — Qu’est-ce que c’est que ce bordel ? hurle-t-il. Qui êtes-vous ? Qu’est-ce que vous foutez là ?
    — Ben ça se voit pas, ce qu’on fait ? dit Alicia, avec pugnacité.
    — Mais d’où vous sortez, putain ! Allez, venez par ...
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