1. L'ambassade ouest-européenne


    Datte: 28/07/2018, Catégories: fh, ff, fhh, Oral Humour policier, Auteur: Gufti Shank, Source: Revebebe

    Le coupé sport noir de Julia arrive au loin, remontant l’avenue déserte à vive allure, mais ralentit bientôt pour s’approcher très doucement de l’ambassade, éclairée au premier étage, et devant laquelle deux hommes en armes montent la garde. Ils regardent avec méfiance la voiture, qui entre finalement s’arrêter dans la cour arborée d’un autre immeuble, situé à quelques dizaines de mètres de l’ambassade. Les jeunes femmes en sortent, en parlant fort et en riant :
    
    — Ah, si tu savais ce qu’il m’a répondu !
    — Qu’est-ce qu’il t’a dit ?
    — Que la prochaine fois, il viendrait avec un copain.
    — Ha ha ha ! C’est pas vrai !
    
    Elles font mine d’entrer dans le bâtiment. Sans doute rassurés, les gardes retournent se poster devant l’entrée principale de l’ambassade. Dès qu’elles les ont aperçus ne plus faire attention à elles, les trois « agentes » contournent l’immeuble près duquel elles se trouvent, se rapprochant de l’ambassade, mais venant se cacher de la vue des gardes.
    
    — Bon, comment on fait ? demande Alicia à voix basse. On les dégomme ?
    — Non, Jack a demandé de la discrétion, répond Julia. Ce serait pas très discret de les dégommer.
    — Je pourrais essayer de les avoir d’ici avec les seringues anesthésiantes, mais c’est risqué, à cette distance, dit Mary.
    — Oui, et puis, j’aimerais autant que personne ne s’inquiète s’ils venaient à ne pas répondre à un appel.
    — Je vais plutôt faire le tour et attirer leur attention, continue Mary, et pendant ce temps, vous entrez.
    — ...
    ... Okay.
    — Mais je vais me rhabiller normalement.
    
    Mary se dévêt donc une fois de plus et sort de son sac sa robe de soirée noire qu’elle renfile rapidement. Julia et Alicia s’installent sous un arbre, près du mur ceignant la propriété de l’ambassade, de manière à pouvoir observer sans être vues. Mary sort de la cour où la voiture est stationnée et s’avance sur le trottoir longeant les bâtiments, jusqu’à parvenir à hauteur de l’ambassade. Elle s’arrête juste à hauteur de l’entrée principale :
    
    — Ah, enfin quelqu’un ! claironne-t-elle à l’attention des deux gardes.
    
    Elle rentre dans l’enceinte de l’ambassade et s’approche des gardes.
    
    — Sortez ! Vous n’avez rien à faire ici ! répond brutalement l’un d’eux.
    — Mais vous n’allez pas m’expédier comme ça, quand même ! Je marche depuis au moins un kilomètre, ma voiture est tombée en panne et j’ai besoin d’aide, ou au minimum de pouvoir passer un appel.
    — Nous ne pouvons pas vous aider, mademoiselle, répond froidement l’autre garde.
    — Oh ! je vous en prie ! fait-elle d’une voix suppliante en battant des cils et en les regardant avec provocation.
    
    Ils l’observent un instant sans plus rien dire.
    
    — Je saurai me montrer reconnaissante, assure-t-elle avec un sourire malicieux. Vous devez vous sentir bien seuls à monter la garde ainsi toute la nuit…
    
    Elle vient se coller tout près d’eux et plaque une main sur chacun de leurs entrejambes. Ils sursautent et l’un d’entre eux rigole grassement, mais ils se laissent faire.
    
    — Je ...
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