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Le premier pas... (1)
Datte: 23/08/2021, Catégories: Erotique, Auteur: Anthynéa, Source: Xstory
... surprennent. Il se dit qu’avec un peu de chance, il va la voir se faire… non, elle n’oserait pas sans doute, pas devant lui. Mais quel prétexte invoquer pour les laisser les deux seuls, en tête à tête ? Et puis c’est sans doute son imagination qui lui fait prendre ses désirs pour des réalités. La chaleur ne vient plus seulement du foyer, plus tout à fait, chez Claude. Du reste, une petite perle translucide se forme à la commissure inférieure des lèvres de son sexe. Plus question de pluie, d’orage, c’est de bien autre chose qu’il s’agit. Son ventre lui, fait comme des crampes, comme des spasmes et cela n’est pas vraiment le froid qui les provoque. La chair de poule qui court sur la peau de la femme n’a plus rien de comparable à celle de tout à l’heure. Dans sa tête à elle aussi, de drôles d’images tournent en boucle. Elle pense, sans oser se retourner que les deux mâles la suivent des yeux et que dans les caleçons des trucs se passent. Pourquoi est-ce si fort ? Pourquoi est-ce que cette envie lui donne de furieux soupirs qu’elle a bien du mal à contenir ? La petite goutte de rosée qui s’échappe de son sexe lui coule sur l’intérieur de la cuisse, elle ne dit rien, serrant tout simplement les dents, pour ne pas gémir. Pas un seul instant elle ne se dit que ce qu’elle fait n’est pas bien, loin d’elle les notions de mal, de bien, de bienséance ou autres foutaises. Et son mari, son Michel pourrait d’un simple mot faire cesser ce petit jeu, mais il ne saurait stopper l’envie ...
... qui lui noue le ventre. Paul, tout raide dans son slip, Paul qui bande comme un âne n’ose plus regarder son copain. Il sent bien que l’autre ne peut pas, ne pas savoir. Cette femme est une cochonne, et elle les aguiche, Michel et lui ! Sans doute devrait-il intervenir, ce mari qui se contente de ne rien dire. Alors le trouble trop violent, il pressent que s’il persiste à reluquer ce dos, ce plaid qui la cache, il va finir par éjaculer sans aucun recours extérieur. Finalement il se lève, sort de la cabane et dehors, la pluie a repris de plus belle. Elle est fine maintenant, elle est drue, trempant tout ce qu’elle touche. Les voici condamnés à rester encore un long moment dans ce havre de sécheresse qu’est devenue la cabane. Voyant Paul quitter la pièce, Michel s’approche de Claude. — Ça va ma chérie ? Tu te réchauffes un peu ? — Oui ! Oui, tout va pour le mieux ! — À quoi penses-tu là, maintenant ? — Si je te le disais, tu m’en voudrais surement ! Alors chut ! Veux-tu ? Disons juste que je rêvasse à des choses de femme. — Eh bien moi, je veux juste te dire, puisque pour une seconde nous sommes seuls, que je t’aime et que j’ai aimé ce que tu as fait tout à l’heure ! — Tout à l’heure ? Et qu’ai-je fait de si étrange, pour que tu veuilles me dire que tu m’aimes ? — Oh ! Rien j’ai seulement cru que… — J’avais froid et je me suis juste mise au sec ! Je n’allais pas vous jeter dehors sous la pluie pour me déshabiller ! J’ai eu tort ? — Ben… je n’en ...