1. Le premier pas... (1)


    Datte: 23/08/2021, Catégories: Erotique, Auteur: Anthynéa, Source: Xstory

    ... introduite chez nous et qui commence déjà à prendre la place de nos coccinelles autochtones.
    
    — Bon, les hommes, je ne voudrais pas vous alarmer, mais vous avez vu ! Il pleut sur les crêtes et l’orage va surement nous tomber dessus d’un instant à l’autre.
    
    Michel lève les yeux, comme s’il découvrait soudain que le ciel est gris, presque noir, menaçant.
    
    — C’est pourtant vrai ! Il va tonner !
    
    — Alors, essayons de rejoindre le lac de Longemer ! Il y a une cabane où nous serons à l’abri.
    
    — Ah ! Enfin une décision sensée ! Laissons là vos petites bestioles et allons nous abriter. Ça va surement claquer fort. Vu la vitesse à laquelle il nous arrive, il promet d’être gratiné cet orage-là !
    
    — Dommage ! Incroyable ! Hein Michel ! Juste le temps de faire une photo de ces coccinelles ! Je crois que c’est foutu, elles vont nous envahir un de ces jours !
    
    L’appareil est tout juste remis en place dans la poche de Paul que le ciel semble se fendre en deux sous un large éclair qui illumine le chemin. Quelques secondes plus tard, le roulement du tonnerre emporte les tympans des trois silhouettes qui ont repris le sentier, mais cette fois de manière plus rapide. Une odeur particulière, celle que laisse l’orage alors qu’il ne pleut pas encore, envahit tous les endroits autour des trois petits points qui filent vers un abri encore bien lointain. Ils courent presque maintenant, mais les premières gouttes les rattrapent et elles se mettent en devoir de les rafraichir. Alors que ...
    ... le plus gros de la tourmente arrive, c’est comme un déluge d’eau qui s’abat sur le petit groupe qui cherche les immenses sapins pour s’y réfugier provisoirement.
    
    D’aussi loin qu’elle se souvienne, elle a toujours détesté l’orage, Claude n’aime pas le tonnerre. Là, sous les branches qui dégoulinent d’une eau froide, elle se sent transie. Les souvenirs de ces roulements de tambours de sa jeunesse, ceux où elle pouvait encore se réfugier dans les bras de sa mère affluent à sa mémoire. Elle reste coincée entre les deux mecs qui ne parlent plus. Dans le fracas au-dessus de sa tête, elle se dit que s’abriter sous un arbre n’est peut-être pas une aussi bonne idée que cela. Petit à petit la flotte qui s’infiltre partout la submerge et elle sent ses fripes sur son buste, lui coller à la peau.
    
    Le minuscule chemisier de coton qu’elle a passé avant de partir, sous les effets de cette eau qui la trempe comme une soupe, laisse apparaitre en filigrane sa poitrine. Il est maintenant aisé de s’assurer qu’elle n’a pas de soutien-gorge. Son short également s’imbibe tranquillement de cette masse liquide qui tombe du ciel. La ficelle du string qu’elle porte va sans doute se remarquer. Claude frissonne sous ce déluge, et les pointes de ses seins se tendent sous la chair de poule engendrée par cette réaction épidermique.
    
    Dans ce bruit de vent mêlé aux claquements secs, sous un ciel parsemé d’éclairs, il lui semble entendre sa mère.
    
    — N’aie pas peur ma belle. C’est le Bon Dieu qui joue ...
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