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Le premier pas... (1)
Datte: 23/08/2021, Catégories: Erotique, Auteur: Anthynéa, Source: Xstory
... aux regards du voisin ses formes voluptueuses, le ravit. Plus elle bouge et plus l’eau contenue dans les fibres de son short, le drape contre sa peau. Sûr que son ami doit désormais deviner le morceau de string qui ressort, noir sous le kaki du vêtement de Claude. À certains signes, il sait aussi que, sans pour autant le faire exprès, elle attise les sens de Paul et cette situation lui donne presque envie. C’est sur que chez eux, à la maison, ce genre de chose l’aurait fait la plaquer contre le mur ou la coucher sur le canapé. Mais là ! Il ne peut tout de même pas la prendre contre un arbre alors que l’autre est là. Mais sans doute que Paul serait prêt à tout voir, vu les regards salaces qu’il jette sur le corps de Claude. Intérieurement cette situation l’émoustille et il en sourit au fond de lui. Le chemin n’est plus qu’un petit torrent de boue qui dévale la pente, raviné par l’eau du ciel. Au bout d’une bonne demi-heure, enfin le vent se calme, les roulements de tambours sont plus lointains. — Ouf, c’est passé ! On reprend notre descente ? Nous nous changerons au refuge du lac, si le sac n’a pas trop pris la flotte. — Quelle rincée mes amis ! Ils sont violents par ici les orages. Je suis trempé jusqu’à la moelle. Un coup à chopper la crève. Ça va Claude, pas trop froid ? — Non ! Mais décidément je n’aimerai jamais les orages. — Bah, ce n’est pas si fréquent et puis parfois, ils nous réservent de belles surprises. C’est Paul qui vient de lancer cette ...
... phrase anodine, mais pleine de bon sens. Michel capte rapidement le sous-entendu, et sur le sentier poisseux de boue, les trois là, reprennent leur route. Si la pluie a cessé, l’eau qui dévale la pente cache les pierres et les embuches parfaitement évitables par temps sec. Chaque pas est sujet à glissade et il leur faut une bonne dose d’équilibre pour ne pas choir. La courue délavée, n’offre plus d’adhérence aux semelles des marcheurs. Les deux hommes marchent maintenant derrière Claude qui ouvre la voie. Soudain, sous son pied pourtant sûr, le sol semble se dérober et son corps part en avant. Elle cherche désespérément quelque chose pour se raccrocher, mais ses doigts ne trouvent que du vide. La chute devient inévitable et c’est de tout son long que son grand corps s’étale au sol. Les deux autres, derrière, se regardent, avec une sorte de sourire aux lèvres. La situation est comique, même si elle peut s’avérer dangereuse. Les quelque cinquante-cinq kilos de Claude se ramassent en boule sur un terrain boueux et finissent dans un arbuste qui retient une immense flaque d’eau sale et brunâtre. Plus de peur que de mal. Mais elle reste là, à maudire en silence ce foutu orage qui vient de la ridiculiser. Michel est le premier à lui tendre la main. — Ça va, tu ne t’es pas fait mal au moins ? Pas de bobo ? — Oui ! Quel vol plané, ma parole Claude tu es douée pour les bains de boue. — Je suis sure que ça vous a, au moins amusé ! Le malheur des uns fait le bonheur des ...