1. Atelier d'artisanat - 3


    Datte: 21/08/2021, Catégories: fh, extracon, vengeance, jalousie, chantage, dispute, nopéné, amourdram, extraconj, Auteur: Passerose, Source: Revebebe

    ... sentais revenir, chéri.
    
    Ce chéri à la fin d’une phrase, c’est soudain la signature d’un mensonge. Je décide de lui montrer que je ne suis pas dupe cette fois.
    
    — Pourquoi me mens-tu, Rose ? Je sais que tu t’es levée. Est-ce ainsi que tu veux que je te fasse confiance ? Ne m’oblige pas à te mettre une preuve sous le nez. Ne me raconte pas n’importe quoi, que tu es allée aux WC ou boire un coup ou te laver les mains. Sois honnête. Nous ne bâtirons rien ensemble si tu recommences à mentir.
    
    Au début elle affiche un air étonné puis elle prend un air de chien battu. Je me lève et vais chercher ma mallette dans la chambre. Elle m’a suivi, est passée de son côté du lit. Quand je me retourne l’enveloppe blanche a disparu. Je retourne au salon, réinstalle le magnétophone, y glisse la cassette marquée d’un 2 et j’invite Rose à prendre place dans un fauteuil pour marquer une distance.
    
    — Ce que tu m’obliges à faire me rend malade, tu l’auras voulu.
    
    Le magnéto démarre, nous allons revivre un moment pénible. Je laisse couler le fiel jusqu’à la menace : « il me le paiera ». Je marque un temps de pause, sans commentaire et relance pour m’arrêter à l’enveloppe blanche.
    
    — Sais-tu où est cette enveloppe ?
    
    Elle semble descendre des nues. Je me lève, me penche sur Rose, plonge la main dans la poche de la robe de chambre, en tire l’enveloppe vide.
    
    — Tu la vois ? Où est le contenu ? Tu as assez joué, est-ce le début de ta vengeance ? Peux-tu encore me demander de te faire ...
    ... confiance ?
    — Pardon ! Mais c’est tellement humiliant. Alors, si tu y tiens, lis.
    
    Et elle me tend une feuille chiffonnée sortie de l’autre poche. Je défroisse et lis :
    
    — C’est encore pire que le contenu de la bande sonore. C’était prémédité. Pourquoi n’as-tu pas voulu partager cette peine avec moi ? Ce saligaud a profité de toi et te jette comme un kleenex. Viens sur mes genoux, ne te laisse pas influencer par ce dégoûtant. Moi je t’aime.
    
    Comme aux plus beaux jours, elle s’installe sur mes genoux. Nos corps se réapprennent.
    
    — Tu voulais, je crois, me dire quelque chose. De quoi s’agissait-il ?
    
    Elle n’a pas perdu la mémoire ! Elle semble puiser du courage sur mes lèvres.
    
    — C’est à propos de l’atelier. Je ne veux plus y retourner. Ne fais pas cette figure ! Non, j’aurais trop honte de reparaître là-bas. Mais je me demandais s’il ne serait pas préférable de ne rien dire : ça va me faire une mauvaise publicité dans tout le quartier.
    — Tu me stupéfies, toi-même tu as menacé Gilles de le dénoncer. Tu ne vas pas le laisser continuer avec d’autres. Ne me dis pas que tu veux protéger ce pourri et ses trois complices qui pourrissent toutes les femmes du quartier. De toute façon, si tu ne le fais pas, Sylvie et moi avons décidé d’agir.
    — Tu ne peux pas me faire ça. Je n’oserai plus mettre la tête dehors !
    — Pourquoi ? Te sens-tu si coupable ? Tu es tombée dans leur piège, ce sont eux les coupables. C’est criminel de les laisser continuer. La dénonciation va renseigner ...
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